A l'adolescence, la ministre s'est infligée des régimes draconiens qui l'ont affaiblie physiquement et psychologiquement. C'est ce qu'elle raconte dans le livre "Buitengewoon Maggie De Block" qui vient d'être traduit en français.


Adolescente, Maggie De Block a multiplié les régimes. Complètement obnubilée par son poids, elle avait réussi à peser moins de 60 kilos à 17 ans". Et ce à la suite d'un régime draconien et privatif qui ne lui a pas fait de bien au final. C'est ce qu'elle a raconté à Marijke Libert dans le livre "Buitengewoon Maggie De Block" qui vient d'être traduit en français, annonce Sud Presse dans son édition du jour.

La ministre fédérale de la Santé publique s'est confiée à l'auteure sans faux semblant et sans détour (à noter qu'elle était à cette époque ministre de l'Asile et l'Immigration) sur les privations qu'elle s'est infligée quand elle n'était qu'une adolescente en recherche d'acceptation : « C'est vers la puberté que j'ai réellement commencé à grossir », « En 4e humanité, j'avais pris la résolution : en septembre, je rentre à l'école avec un paquet de kilos en moins. Pendant les mois d'été, j'ai fait un tel régime et j'ai perdu tant de poids que ma mère s'est mise à lire des livres sur l'anorexie. En septembre, certaines copines ne m'ont même pas reconnue. J'avais aussi grandi pendant ces mois, ma transformation était remarquable (...) J'ai continué à perdre du poids, mais cela revenait rapidement. Effet de yoyo typique. Mon poids avait clairement un rapport avec ma constitution, mon type » , reprend le quotidien

Elle parle également d'un régime particulièrement  "terrible" : « Je survivais grâce à une pomme, une tomate et quelques feuilles de salade par jour. Je pesais un peu moins de 60 kg. J'étais si affaiblie qu'il m'arrivait de m'évanouir. À 17 ans, j'étais si focalisée sur le fait de ne pas manger que j'en devins malade, apathique et presque dépressive. »

Depuis, elle avoue bien fort détester les régimes. Cette femme politique, médecin d'origine, ne manque pas d'humour par rapport à son physique, elle s'était ainsi comparée à "une baleine" lors d'une émission télévisée flamande durant laquelle on lui avait demandé si elle se considérait comme un "requin de la politique".

Elle n'est pas la seule à avoir joué au yoyo avec son poids. On peut citer Maurane, Clémentine Célarié ou encore l'animatrice française Sonia Dubois qui en perdant plus de 60 kilos après une descente aux enfers professionnelle a perdu l'affection des téléspectateurs... Elle ne s'en est jamais remise et avoue aujourd'hui trouver préférable d'être "grosse et célèbre que mince et oubliée".