Magazine "Il me fait un bisou sur un sein", parfois certaines expériences médicales sont difficiles pour les femmes. 


Consulter le gynécologue, c'est un acte médical essentiel pour une femme. Si la plupart a réussi à établir une véritable relation de confiance avec le médecin, d'autres ont déjà vécu des expériences chaotiques. L'an dernier, elles étaient nombreuses à partager leurs mauvais souvenirs via le hashtag #PayeTonUterus sur les réseaux sociaux. Lundi, France Culture diffusait un "Sur les docks" qui traitait de la maltraitance gynécologique. Suite à ce documentaire, les témoignages ont à nouveau afflué. C'était l'occasion pour beaucoup d'enfin s'exprimer, de partager ces moments difficiles à raconter.

Parmi les phrases choc que certaines patientes ont pu entendre, on retrouve des propos tels que « Vous avez une des plus belles poitrines de ma clientèle », « Votre col de l'utérus doit être parfait pour la levrette », « Ça doit être super de faire l'amour avec vous ! », « Ah bah si vous voulez pas avoir de bébés, faut pas coucher, hein ! »… D'autres ont connu des moment traumatisants au point qu'il leur est parfois difficile de consulter à nouveau, alors que c'est un rendez-vous médical à ne pas délaisser. Mais le traumatisme peut parfois être violent. Voici quelques témoignages relevés sur le site de France Culture :


« Un gynécologue réputé dans ma ville qui, après consultation, me fait un bisou sur un sein.... J'avais 25 ans et depuis, je n'ai que des gynés femmes (...) Et il me dit : "Vous avez une des plus belles poitrines de ma clientèle". »


« Je suis infirmière et pourtant, mon dernier passage chez ma gynécologue je l'ai considéré comme un viol : cette femme a été d'une brutalité incroyable et d'un irrespect pour ma pudeur... J'étais un bout de viande sur sa table d'examen. J'en suis sortie traumatisée, avec un mal au ventre terrible, je ne suis pas près d'y retourner. Cela m' a permis aussi de m'interroger sur mon travail, et sur le respect et la douceur que je dois aux patients : une remise en cause fondamentale de mon métier. »


« On a décidé de ne pas m'anesthésier du tout pendant une intervention au laser sur le col de l'utérus. Pleurer de douleur pendant toute l'intervention... Les demandes des infirmières n'ont pas convaincu le chirurgien de faire une pause ou de reporter l'opération pour passer sous anesthésie. Le coup de massue : "ça ne faisait quand même pas si mal que ça !", dixit Mr le Dr. G. J'ai subi un deuxième viol, je n'en avais vraiment pas besoin. »


« Je sors du bloc, d'une anesthésie, j'encaisse ma troisième fausse couche... trois jours. En rentrant chez moi je remplis l’arrêt et là, LA STUPEUR : elle a écrit IVG: interruption volontaire de grossesse, pour une femme qui vient de perdre sa troisième grossesse !!!! »


« Suite à un avortement lors de mes 18 ans, j'ai dû consulter une gynécologue. Elle a utilisé un spéculum en acier. Une fois qu'elle l'a enlevé, je me suis levée de la table et je suis tombée dans les pommes. Elle m'a lancé cette réflexion : "Vous vous êtes pris bien pire que ça, pourquoi tombez-vous dans les pommes ?" Le choc. Depuis, je n'ai jamais réussi à consulter un gynéco et j'ai 24 ans de plus »


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