Il y a des classements qu'on préférerait éviter. Celui-ci doit être un de ceux-là. Une étude récente publiée par le Conseil citoyen pour la sécurité publique et la justice pénale, une organisation privée mexicaine, a recensé les villes les plus violentes du monde.

L'organisation a basé son classement sur les statistiques officielles d'homicides rendues publiques par les différents gouvernements locaux. Mais comme le fait très justement remarquer le New York Daily News, les villes du Moyen-Orient ne font pas partie de ce rapport.

Pour la deuxième année consécutive, la ville de San Pedro Sula, au nord-ouest du Honduras, détient la triste première place de cette hiérarchie avec 169 homicides pour 100.000 habitants. Le top 10 n'est constitué que de villes d'Amérique latine issues de cinq pays: le Honduras, le Mexique, le Venezuela, la Colombie et le Brésil. Ce dernier place 15 métropoles dans le top 50, un (triste) record.

On retrouve la première ville des États-Unis au 17ème rang. Il s'agit de la Nouvelle Orléans. Mais elle n'est pas la seule. Detroit est 21ème, St.Louis, 40ème, Baltimore, 41ème et Oakland, en Californie, 43ème.

Faudrait-il pour autant interdire la vente d'armes? Pas pour Jose Antonio Ortega. Le président du Conseil citoyen estime que "l'interdiction (pour les détenteurs d'armes) n'affectera pas les criminels violents qui arriveront toujours à mettre la main sur des armes. Elle ne fera que désarmer les innocents et les laisser à la merci des criminels". Comme le note le site d'informations Univision, le Mexique ne possède qu'un seul magasin d'armes légal et pourtant 60.000 personnes sont mortes dans des violences liées à la drogue.

Mais il ne faut pas pour autant éviter ces villes, qui révèlent parfois de belles découvertes. Ces violences sont souvent des règlements de compte liés à la drogue et aux trafics.