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Ils sont partout! S'ils développent la créativité des enfants (et des adultes), ces petits bracelets tissés ne sont pas sans danger...

Un véritable tabac! Sur les marchés, à la plage, dans les colonies de vacances, et même aux bras des adultes, on les voit partout ces petits élastiques multicolores qui ont d'abord envahi les cours de récréation. Numéro un des ventes de jouets en Belgique, mais aussi en France, aux États-Unis, au Japon, en Australie, les bracelets Rainbow Loom ont aussi séduit le pape François, ou encore Kate Middleton, William et Julia Roberts.


Il fallait y penser

Mais qui a bien pu développer ce concept ultra simple? A chacun de se l'avouer: mais pourquoi n'ai-je pas eu l'idée plus tôt? C'est certain, il fallait y penser. D'ailleurs, le concepteur des « Loom » a, dans un premier temps, attisé les railleries des magasins de jouets en France. Et pourtant...

A l'origine de cette mode, une famille de Quimper. Inspirés par leur fille rentrée de Miami avec des tas de petits élastiques à tisser, les Laurençon ont lancé le concept en Europe. Et les petites têtes ingénieuses ne se limitent plus aux simples bracelets. On voit de tout: des figurines, des coques pour GSM, et même une robe vendue aux enchères sur eBay avec beaucoup de zéros derrière le chiffre.


Attention danger!

Seulement comme pour chaque grande tendance, il existe des inconvénients. Entre dangers et jalousies, ces petits bracelets ne sont pas sans risques pour les enfants. Quelques conseils à l'usage des parents:

Avant de dormir, ôter les bracelets: les enfants en raffolent au point de dormir avec leur petite création du jour. Attention danger! Il y a peu, un petit Britannique a été retrouvé dans son lit, les doigts bleus, étouffés par le phénomène de garrot. Heureusement, sa maman a pu sauver sa main à temps.

Les accidents: les élastiques, ça peut rebondir! D'ailleurs, lorsqu'on est victime d'un petit rigolo qui éjecte sur nos jambes celui qu'il vient de dénicher, on n'apprécie guère. En fabriquant les bracelets Loom, le risque de lâcher un de ces petits objets multicolores existe. Encore en Grande-Bretagne, un petit garçon a subi une intervention chirurgicale à l'oeil parce que son frère confectionnait un tel bracelet juste à côté de lui.

Les blessures, les allergies: trop serrés, ces bracelets peuvent causer des nécroses au poignet. Aussi, victime de son succès, le Rainbow Loom n'est pas à l'abri des contrefaçons. Méfiance donc des imitations bon-marché dont on ne connaît pas les composantes (structure et colorants).

Éloigner les plus jeunes: faciles à porter à la bouche, ces petits élastiques ne sont évidemment pas comestibles. Il est donc peu prudent de les laisser à la portée des moins de trois ans.

La jalousie : comme avec les albums Panini, les billes, ou les autres modes qui envahissent les cours de récréation, tous les écoliers ne sont pas logés à la même enseigne. Certains obtiennent ce qu'ils souhaitent, d'autres pas. Entre enfants, les sentiments de jalousie et frustration se répandent rapidement. Vu que ces bracelets développent la créativité, pourquoi ne pas les intégrer dans le budget pédagogique des écoles?