La version belge de Victoria Milan avait déjà créé la polémique chez nous en utilisant les images d'Albert II et de Philippe pour faire la promotion de leur site de rencontres extra-conjugales. Cette fois, c'est Ségolène Royal qui a été choisie pour incarner la nouvelle campagne de la marque en France.


Dans la lignée des photos de l'ex-candidate à la présidentielle pour Le Parisien en héroïne de "La Liberté guidant le peuple", Victoriamilan.fr a trafiqué les photos en y apposant le visage de l'actuelle présidente du conseil régional de Poitou-Charentes avec comme commentaire "Laissez libre cours à votre passion, ayez une affaire".

Alors qu'elle avait accepté de se prêter au jeu de la séance photo pour Le Parisien, cette fois-ci, Ségolène Royal est furieuse qu'une agence de communication ait utilisé son image. "Je trouve inadmissible l’utilisation de mon image et de mon nom à des fins commerciales. C’est une violation de la loi, et notamment de l’article 9 du Code civil. J’ai engagé des démarches pour leur demander de retirer cette campagne".

Le quotidien français Le Figaro a alors contacté l'autre partie, l'agence Digisecmedia, auquel appartient le site de promotion de l'infidélité. Son manager tente de calmer le jeu: "Ségolène Royal est une personne moderne et avant-gardiste qui pousse les gens et autres personnalités publiques à être courageux. Beaucoup de femmes et d'hommes partagent sa vision et la prenne comme modèle. Nous pensons de la même manière, à savoir libérer les gens et les encourager à atteindre leur passion et à faire vibrer leur vie à nouveau", a indiqué Aishah Vassallo.

L'agence explique également qu' "être ouvert ou courageux ne veut pas forcément dire infidèle". Il leur fallait une personnalité pour représenter "la liberté et la passion qui manque à la vie de tant de gens mariés ou en couple. La femme libre qu'est Ségolène Royal est la meilleure personne pour incarner notre vision".

Belle tentative de rattrapage, mais il n'est pas certain que cette explication convainque l'élue PS qui pourrait décider de saisir la justice si sa demande n'est pas écoutée.