On sait que les danses latines sont dynamiques et sensuelles, et se pratiquent principalement en couple. Mais saviez-vous qu’elles comportent de nombreux bienfaits. Sur le moral et sur les muscles, entre autres. Face à face, yeux dans les yeux.

Se déhancher sensuellement durant une heure trente, yeux dans les yeux avec des inconnus. L’idée semble plutôt inquiétante, mais qui ne tente rien, ne découvre rien. N’est-ce pas ? C’est sur ces bonnes paroles qu’un soir de semaine, dans les Galeries Royales Saint-Hubert, nous avons testé un cours de salsa pour débutants.

Une dizaine d’élèves de tout âge, en tenue de ville, patiente en musique, en attendant le prochain cours, réservé aux débutants. "On est là pour se détendre et s’amuser", entame notre prof, Justice, "alors, on sourit, on se tient droit sans être raide comme des piquets, et on regarde droit devant soi."

"1,2,3"… "5,6,7"

Pour se mettre en jambe, nous commençons face au miroir pour quelques pas de cha-cha-cha. Ici, quand on débute, on apprend plusieurs danses afin de mieux progresser : bachata, cha-cha-cha, salsa, etc.

Place ensuite aux conditions réelles. Face à un partenaire du sexe opposé, nous réalisons quelques pas en musique et passons au partenaire suivant. A chaque morceau, le tempo s’accélère et la concentration est au maximum. "On se regarde dans les yeux", répètent en chœur nos profs du jour. Pendant ce temps, sur le rythme "1,2,3"… "5,6,7", les pas sont hésitants, les regards fuyants, les mains ne savent trop que faire, les mouvements du corps sont maladroits et les moins expérimentés comptent à voix haute. Il arrive aussi, occasionnellement, d’écraser gentiment le pied de son compagnon de danse. Aïe, il y a du travail !

Après quelques conseils dispensés par les partenaires de danse, nous comprenons qu’il faut en faire le moins possible, mais élégamment. "C’est une danse de paresseux. Alors traînez les pieds, c’est permis, et faites de petits pas", ajoute Justice.

Souplesse, rythme et regard

Il en faut de la persévérance pour en venir à bout ! Quelques prédispositions sont certes de mise, mais le reste s’acquiert avec le temps et la pratique. Le corps tout entier doit être souple, un sens du rythme aide énormément et la connexion (le regard) avec le/la partenaire est primordiale. Après, il ne reste plus qu’à prendre de l’assurance, à sourire et à s’amuser.

Tout le reste, ce n’est que du bonus : des rencontres avec d’autres amateurs de danse, un relâchement de pression total (quand on danse, on ne pense à rien, c’est bien vrai) et des bienfaits musculaires. Eh oui, la salsa fait partie de ces danses de salon dites "sportives". En dansant, on tonifie son dos, ses épaules, ses jambes et son bassin, et nos muscles sont plus toniques et notre corps plus souple. Un cocktail gagnant et décontractant !


Petit dico des danses latines

Le merengue : c’est une des danses le plus à portée de tous. Issu de la République dominicaine, elle consiste en un mouvement des hanches de gauche à droite, accompagné de quelques pas de côté.

La bachata : plus romantique que la salsa, la bachata est aussi originaire de République dominicaine. On la danse en faisant 3 pas de côté, puis un quatrième déhanché, au rythme d’une musique lente.

Le cha-cha-cha : c’est la danse cubaine la plus populaire. Elle se danse face à face avec un pas de base très simple, à l’exception du quatrième temps qui correspond à un chassé. On compte "2,3"… "4 et 1".

La rumba : on la surnomme souvent "la danse de l’amour" puisqu’elle consiste en un jeu d’attraction et de rejet entre l’homme et la femme. Les mouvements des hanches sont sensuels et lents, et suivent un rythme de 4 temps.

Le mambo : voisin de la salsa, le mambo se danse sur un rythme musical de 4 temps. Les danseurs se font face et dansent sur le second temps.

La samba : que ce soit dans la samba de couple ou en "solo", tout le corps est utilisé. Des figures chorégraphiques formalisées plutôt spectaculaires sont au programme.


Votre agenda pour savoir où danser

A Bruxelles Dans les Galeries Royales Saint-Hubert, en plein cœur de la Capitale, Salsa Bruxelles propose des cours de salsa, de bachata et de ladystiling pour tous les niveaux.

--> 5, Galerie des Princes à Bruxelles. Entre 6 et 9€/ cours (1h30). Infos : www.salsabruxelles.be ou 0476 20 20 54

A Namur Damien est passionné de danses latines. Il donne des cours de salsa, merengue, bachata, cha-cha-cha, bachtango et bien d’autres encore !

--> 71, rue de Bomel à Namur. A partir de 6€/ heure. Infos : http://salsa-motion.be

A Liège Au Karaskobar, à Liège, c’est dans une ambiance festive que des cours de salsa sont dispensés.

--> 190, Boulevard d’Avroy. Entre 5 et 7€/ heure. Infos : http://www.salsaliege.com

A Mons Tous les dimanches, rendez-vous au Citizen Kox à Mons pour une soirée de cours de salsa et bachata.

--> 7, Rue de la coupe à Mons. Entre 6 et 7€/ heure Infos : www.salsa-mons-belgium.com.


Le saviez-vous ?

La salsa, mot signifiant "sauce piquante" en espagnol, est un mélange de plusieurs genres de danses et de musiques. Née dans la communauté hispanique de New-York au milieu des années 70, la salsa est d’origine cubaine, mais est façonnée par les Portoricains. A la lueur de ces mélanges, il existe différents types de salsas en couple.

La salsa cubaine (ou Casino) : très dynamique, la salsa cubaine invite les danseurs à faire des déplacements en cercle ou demi-cercles. Le pas se fait deux fois en arrière, presque sur place, en se déhanchant.

La salsa portoricaine : plus douce, la salsa portoricaine se danse en ligne, un pas en avant, un pas en arrière. Au sein de la salsa portoricaine, vous pouvez danser à la façon "new-yorkaise", c’est-à-dire en dansant sur le second temps (faible) ou en style de "Los Angeles", c’est-à-dire en dansant sur le premier temps (fort).