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Lancée pour lutter contre la discrimination, cette initiative fait débat...

Ce vendredi 16 mai, tant les filles que les garçons sont invités à porter une jupe dans 27 lycées de l'académie de Nantes. L'objectif: lutter contre le sexisme et les discriminations. L'initiative de « ce que soulève la jupe » vient des étudiants eux-mêmes, via le conseil de vie lycéenne, mais est soutenue par le ministère de l'Education nationale. Et si certains perçoivent cette action de manière positive, d'autres ne comprennent pas qu'on incite des jeunes à « se travestir ».

Ce n'est pas une première à Nantes. Déjà l'an dernier, cette manifestation était organisée dans une vingtaine de lycées. Certains professeurs avaient même joué le jeu. Et personne ne s'est élevé contre cette journée. Mais peut-être qu'en plein débat sur la théorie des genres en France, cette action prend une toute autre dimension cette année. «Au nom de l’égalité, on fait n’importe quoi », explique Olivier Vial, le président de l'Uni (le syndicat étudiant de droite) au Figaro. "L’action se veut inspirée de la journée de la jupe, mais là c’est l’inverse. Le propos était de permettre aux filles d’assumer leur féminité dans des environnements où c’était parfois difficile. Là, on nie l’identité féminine et masculine." 

Mais comme le rappelle le porte-parole des élèves élus, cela consiste "principalement en un temps d'échange sur les discriminations sexistes et les moyens éventuels d'y remédier dans la vie du lycée". Pas question donc d'une journée "folklorique" qui oblige les élèves à se travestir, comme le souligne le groupe local anti-théorie du genre, "Les Nantais pour la famille".