L'école islamique Al-Taqwa est au centre de toutes les attentions en Australie. En effet, un ancien professeur de cet établissement a écrit au ministère de l'éducation de l'Etat de Victoria afin de se plaindre des agissements de son directeur. Celui-ci interdirait notamment aux jeunes filles de courir car "elles risquent de perdre leur virginité". Mais ce n'est pas tout. "Le directeur estime qu'il existe des preuves scientifiques qui montrent que si les filles se blessent, elles peuvent devenir stériles", continue le professeur dans sa lettre.

Selon le journal The Age qui révèle l'affaire, l'équipe de course de l'établissement aurait écrit plusieurs fois au directeur afin de contester cette décision "insultante". "Ce n'est pas parce que nous sommes des filles qu'on ne peut pas courir", peut-on lire dans la missive. Selon ces demoiselles, courir ne va pas à l'encontre des préceptes de Mahomet. "Tant que nous portons des vêtements appropriés, nous pouvons le faire", affirment-elles.

Face à ces mesures discriminatoires, le ministre de l'Education a fait ouvrir une enquête. "Si ces accusations se vérifiaient, ce serait très préoccupant", a-t-il confié. D'autant plus que cette école privée est la plus grande de l'Etat et qu'elle reçoit de ce fait un financement public important, explique 20minutes.fr. 

La personnalité particulière de ce directeur avait déjà fait la Une des journaux en Australie. Il avait en effet déclaré à The Age que le groupe Etat islamique n'était que le résultat d'un complot entre les Etats-Unis et Israël pour s'emparer du pétrole présent dans le Moyen-Orient. "La preuve, ils ont des équipements flambants neufs", avait-il surenchéri. Pas sûr que cette incartade supplémentaire, si elle était vérifiée, lui soit une fois de plus pardonnée.