Ah l'amour... déjà qu'en temps "normal" ce n'est pas toujours facile mais alors en 2020, " c'est le pompon" comme dirait Georgette, la serveuse incarnée par Isabelle Nanty dans "Amélie Poulain" ! Le confinement de mars, la peur, l'angoisse, les enfants à gérer, le télétravail pour certains, les conséquences économiques de la crise, la santé, la santé mentale : n'en jetez plus la cour est pleine...

Mais en vérité, tous ces facteurs éprouvants ont-ils eu une conséquence importante sur l'intimité dans les couples ? Comment les ont-ils vécu concernant leur sexualité ?

Une première vague d'étude avait été faite par des chercheurs en psychologie, dont Marie Géonet, docteur en psychologie, sexologue et psychothérapeute cognitivo-comportementaliste agréée. En fait, le premier confinement, vécu comme un événement aigu avait surtout secoué la partie "parentale" de la conjugalité et assez étonnamment, les Belges ne faisaient pas cas d'un malaise vraiment prononcé concernant leur sexualité, y avait souligné la chercheuse. Non qu'ils avaient maintenu le même niveau d'intimité mais en tout cas, cela ne leur semblait pas être un élément de questionnement ou de fragilisation du couple face à cette situation inattendue.

Mais des mois après, alors que les difficultés perdurent, qu'en est-il désormais dans les alcôves et dans les têtes ? Ce sera tout l'objet de l'étude qu'a lancé Marie Géonet et à laquelle les Belges qui ont une relation de couple peuvent participer à partir de ce lien : https://uclpsychology.co1.qualtrics.com/jfe/form/SV_9M2BbtToV0CYns1

Une première dans notre pays. Peu d'enquêtes font d'abord le focus sur la relation intime d'un couple, même si bien sûr, celle-ci participe d'un tout avec la conjugalité et la parentalité, le cas échéant. "Le fait est qu'il y a des couples plus inquiets par rapport à leur relation et pour qui la sexualité est en quelque sorte un baromètre : si cela fonctionne moins bien c'est toute l'idée du couple qui vacille pour eux. Alors que cette sexualité bousculée peut être juste une conséquence d'une série de désordres. C'est cela aussi que nous voulons apprendre : comment le couple peut se sentir fort face à l'adversité", explique Marie Géonet qui exprime encore que tout cela ne se mesure pas qu'en "quantité mais bien aussi en "qualité"...

Depuis plus d'un an en couple ? Participez !

"Notre situation actuelle est inédite et nous souhaiterions mieux comprendre la manière dont elle pourrait impacter la sexualité au sein de votre couple", stipule la chercheuse. Alors si vous avez plus de 18 ans et que vous êtes en couple depuis minimum un an, n’hésitez pas à participer à cette recherche. Pour ce faire, il vous suffit de répondre à un questionnaire, d’une durée de 15 minutes maximum. Vos données sont anonymes et elles seront traitées de manière tout à fait confidentielle.

Participer, cela permet aussi de se poser pour observer son couple en prenant un peu de champ...

> https://uclpsychology.co1.qualtrics.com/jfe/form/SV_9M2BbtToV0CYns1