La limousine présidentielle dernier cri sera livrée dans les prochaines semaines.

Elle n’est pas surnommée la "bête" pour rien ! La nouvelle limousine du président Trump est un véritable monstre de 8 tonnes, doté d’une carrosserie épaisse de 20 centimètres et avalant 34 litres aux cent kilomètres. Ses portières sont tellement lourdes que l’on ne peut les ouvrir sans assistance électrique. Son prix dépasse le million d’euros…

Les Américains ne plaisantent pas, faut-il le rappeler, avec la sécurité de leur président : dès 2013, la Maison-Blanche avait lancé un nouvel appel d’offres pour remplacer une flotte âgée de quelques années à peine. Dont coût global du renouvellement des douze véhicules de la gamme : quelque quinze millions de dollars.

Barack Obama avait ainsi bénéficié d’une nouvelle version de limousines lors de son arrivée à la Maison-Blanche en janvier 2009. Donald Trump aurait dû lui aussi être convoyé dans la dernière version de la Cadillac One pour se rendre au Capitole le 20 janvier denier pour sa prestation de serment.

La nouvelle "bête" devrait finalement être livrée à la fin du mois par General Motors.

Chaque prototype est un petit bijou de technologie, censé protéger l’homme le plus puissant du monde lorsqu’il se déplace, que ce soit dans les rues de Washington ou à l’étranger.

Lorsque le président Trump se rendra à Bruxelles lors du prochain sommet de l’Otan, plusieurs Cadillac présidentielles seront préalablement convoyées par avion vers la Belgique, de quoi permettre à l’hôte de la Maison-Blanche de circuler dans une de ces limousines dès son arrivée à l’aéroport.

Le poids de Cadillac One est tel que le véhicule peut rouler à une vitesse maximum de 96 km/h, malgré un moteur de 300 chevaux. Le moteur devrait être un diesel.

Lors d’un voyage en Israël en 2013, l’une des limousines présidentielles était tombée en panne en raison d’une erreur de carburant. Le convoi du président Obama avait connu un autre petit problème deux ans plus tôt à Dublin, restant coincée à la sortie de l’ambassade des États-Unis.

Elle peut en tout cas poursuivre son chemin, même si ses pneus devaient éclater, grâce à des jantes spéciales.

© D.R.