Une association féministe attaque le concours Miss France en justice: "Un impact négatif et rétrograde sur l'ensemble de la société"

Selon plusieurs médias français, l'association Osez le féminisme ainsi que trois femmes ont décidé d'attaquer en justice le concours Miss France. Ces dernières se seraient vues refuser leur participation car elles ne satisfaisaient pas aux critères exigés par les organisateurs.

Une association féministe attaque le concours Miss France en justice: "Un impact négatif et rétrograde sur l'ensemble de la société"
©AFP

La société Miss France et le producteur Endemol sont visés, précise l'association dans un communiqué: "Endemol utilise des femmes pour fabriquer un programme audiovisuel extrêmement lucratif tout en bafouant le droit du travail." Si les candidates ne signent pas de contrat de travail avec les organisateurs du concours, leur relation avec Endemol doit bien s'analyser comme celle liant un salarié à son employeur, affirme-t-elle.

Pour appuyer leur argument, Osez le féminisme, se réfère à une jurisprudence de 2013 concernant le concours "Mister France". Le Code du travail interdit, dans un recrutement, tout critère lié "aux mœurs, à l'âge, à la situation de famille ou à l'apparence physique", a expliqué à l'AFP Me Violaine De Filippis-Abate, l'avocate de l'association.

Les requérantes demandent ainsi aux prud'hommes de condamner les organisateurs du concours à supprimer de leur règlement ces clauses discriminatoires comme celles interdisant de fumer en public, ou de porter des tatouages visibles ou des piercings. L'association estime que le concours a "un impact négatif et rétrograde sur l'ensemble de la société".

La société Miss France a refusé de réagir "dans l'immédiat" à cette procédure auprès de l'AFP. Il est par ailleurs peu probable qu'une décision soit rendue avant le prochain concours, le 11 décembre prochain.