Les jeunes créateurs d'APA viennent de prendre leurs quartiers à l'Auberge Espagnole, pop-store et incubateur d'Etterbeek.


27 mars dernier. Un tronçon habituellement très calme de la chaussée de Wavre, près de la place Jourdan, est en pleine ébullition. Des jeunes entrepreneurs belges s'amassent autour de l'Auberge Espagnole pour inaugurer la 4e édition de cet appel à projet de la commune d'Etterbeek et d'hub.brussels. Le but ? Donner l'occasion à des dizaines de créateurs et designers de tester leur concept (droguerie écoresponsable, tannerie, dépôt-vente…) dans la vie, la vraie, avec un encadrement sur mesure. Ce jour-là, l'équipe d'APA Intemporal trépigne d'impatience. Au sein du pop-up, la joie est palpable, mais il leur faut attendre le 6 mai avant de prendre possession des lieux, et présenter leur épatante parka aux Bruxellois. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Des sports extrêmes à Bruxelles en passant par le crowdfunding

Issus de la haute couture, du commerce et même du cinéma, les 4 fantastiques d'APA sont férus de nouvelles technologies et de mode. Il y a deux ans, ils décident de lancer une parka « made in Europe » unique en son genre : elle s'adapte à la météo comme aucune autre grâce à un tissu waterproof utilisé dans les sports extrêmes. Une matière technique qui régule la chaleur corporelle entre 10 degrés et 25 degrés. Parfait pour ce printemps hésitant. « Le défi était de mettre au point une pièce fonctionnelle et stylée à destination des urbains, qu'ils soient en costume ou en tailleur, le tout dans la plus grande transparence. Et ce n'est pas toujours le cas dans le luxe, domaine dans lequel j'ai longtemps travaillé. Chez nous, le tissu déperlant composé de nanoparticules est développé en Suisse, les soudures en Italie et les zips en Espagne », nous explique la Franco-Belge Léa Potache Stein. Tout ce savoir-faire a un prix : il faut compter 549 ou 590 euros euros la parka. Mais c'est peut-être la seule dont vous aurez besoin.

Après une première collection lancée via la plateforme Kickstarter – ils ont récolté 100 000 euros – les voici donc à l'Auberge Espagnole, premier véritable point de vente où ils resteront 3 mois. Une période durant laquelle ils recevront les retours avisés de professionnels du secteur pour affiner leur démarche. « En plus des parkas, des hologrammes et de la réalité virtuelle vous y attendent », glisse Léa Potache Stein avec un sens du teasing résolument dans l'air du temps.