Mode et beauté Le défilé au musée Rodin s'est conclu par une aérienne Ruth Bell en lamé vert, crinière courte et blonde en pétard. Mais auparavant, quel diaporama merveilleux que celui de Grazia Maria Chiuri pour la collection Printemps-Eté 2018. La styliste nous a emmené revisiter les décennies sous le signe de Paris et a marié la magie du noir et du blanc avec des pièces résolument fortes et jeunes. On y reconnaît désormais sa patte mais on la sent plus assurée, renouvelée, pleine de peps avec un hommage appuyé et glam au charme parisien, entre titi, glam et élégance made in Ville-Lumière...

Lors de ses recherches dans les archives de Dior, la directrice artistique des collections féminines s’est intéressée à une série de photographies de l'artiste Niki de Saint Phalle. La scénographie est d'ailleurs tirée de cet univers très marquée de l'artiste parisienne.


Les accessoires qui claquent

Ses visières transparentes aux couleurs flash, des sacs de cuir mono-couleur franche, des lunettes jaunes, des pendentifs qui se baladent au rythme des ondulations de la marches et des chokers qu'on va s'arracher chez les plus jeunes.

On aime aussi les bérets et casquettes de titi parisien à voilette, symbole fort et accessoire hautement désirable (et plus accessible...)

© DE TESSIERES JOHANNA
© DE TESSIERES JOHANNA

Du noir et du blanc

Pour apporter cette base d'élégance qui s'est toujours dégagée de la maison parisienne. C'est so Paris et so "Bar" !



De la transparence, des coeurs et "la" phrase

Les marques de style désormais bien connues de la directrice artistique qui aime la légèreté du tomber des jupons plissés, des robes corolles, des tops transparents qu'on orne de coeurs dessinés comme à la hâte, cousus et colorés rouge et vert, de bretelles contemporaines et monogrammées Dior. Et au milieu, une robe en soie longue et plissée, ceinturée, à fine bretelles : le chic selon Dior 2018...

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En ouverture de défilé, une phrase à nouveau polémique pour soutenir la cause féministe : "Why have there been no great women artists ? (Pourquoi n'y a-t-il pas de grandes femmes artistes?). Elle est tirée de l’essai de Linda Nochlin, publié en 1971

© AFP


Un clin d'oeil aux années 60

Les motifs et détails de chaque tenue nous emmènent dans des univers bien différents et marquants, mais qui ramènent toutes aux années 60, illustrant le vocabulaire de Marc Bohan. On repère les carreaux ska; les robes et bustiers à rayures noires et rouges, une robe comme une boule à facettes. 

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On repart un peu en arrière avec des plumetis sur du tissu léger, des pois blancs sur fond noir. Arrivent des manteaux comme en plume de corbeaux, on y verrait bien Greta Garbo. Leslate 60's se profilent dans des jupes longues en denim, des pantalons pattes d'éph rapiécées, des longues robes en jean qui couvrent le corps.

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Des silhouettes encore qui marient les tulles, la soie, les paillettes et le léopard...



Une démarche facilitée

Que c'est beau des mannequins minces mais pas maigrissimes et qui évoluent d'une démarche chaloupée, les jambes allongées de bottes plates et montantes à zip, comme des chaussettes à rayures ou en résille ou encore les pieds campés dans des babies, mi-ange mi-diablotine.



Des nouveautés

Des petits pulls brodés de dinos stylisés, ou en laine; de gros pulls en laine terriblement confo que l'on n'a pas l'habitude de voir chez Dior, des cuirs imprimés de couleurs vives, clin d'oeil à Niki de Saint-Phalle. Et ces couleurs franches qui jouent le monobloc et s'invitent partout : du jaune d'or, du bleu électrique, de l'orange, du rose, du vert...

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