La planète beauté semble revenir peu à peu au naturel. Certains sont bien décidés à en découdre avec la toxicité des produits de beauté.

Après la tendance " no-poo" - consiste à abolir le shampooing pour le remplacer par un mix bicarbonate de soude avec vinaigre de cidre - c'est le mouvement " no deo" qui s'invite dans nos salles de bain. Les victimes: les déodorants anti-transpirants composés de sel d'aluminium nocifs pour notre santé. Le mouvement a déjà son gourou VIP : Cameron Diaz. L'adepte des poils pubiens (oui c'est aussi elle) a confié récemment qu'elle n'avait plus mis de déo depuis vingt ans, expliquant : "Je ne crois pas aux anti-transpirants. C'est très mauvais pour le corps. On pue parce qu'on utilise des anti-transpirants, c'est ça qui garde les odeurs."

Plusieurs magazines se sont penchés récemment sur ce phénomène beauté intriguant (que nous n'avons pas expérimenté) . Et, parce qu'on sait que la plus grande angoisse beauté des femmes est de transpirer - proposent des alternatives au déodorant traditionnel, notamment la pierre d'alun, connnue pour ses propriétés antiseptiques et astringentes. Mais naturelle, vraiment ? Certains restent sceptiques . Selon le Dr Olivier Guillard, biologiste et maître de conférences au CHU de Poitiers, interrogé par Madame Figaro. "Ce n’est pas parce qu’une substance est naturelle qu’elle ne possède pas les propriétés des sels d’aluminiums fabriqués et commercialisés par l’industrie chimique. Ce sel double (l’alun) présente potentiellement les même risques de toxicité que tous les sels d’aluminium".

Reste un remède de grand-mère : Six cuillères à soupe d’huile de coco (propriétés antibactériennes), quatre cuillères à soupe de bicarbonate de soude, quatre cuillères à soupe de fécule (comme la maïzena, absorbantes), et quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée, rafraîchissante.