Les dessous de la créatrice belge ont sublimé Madonna, Emmanuelle Seigner, Kate Moss... Aujourd'hui, Yael Landmann se lance dans le crowdfunding pour garantir le développement de sa marque de lingerie presque sur-mesure.


Yael Landmann, a décidé depuis quelques mois de penser la lingerie autrement. Cette créatrice belge qui propose depuis des années une lingerie précieuse, sensuelle, « erotically correct » comme elle le dit, monte d'un cran en proposant de l'ultra-luxe en demi-mesure. Ses parures s'habillent de bijoux, ses matières sont de la meilleure qualité, chaque pièce est faite main. Des bodies, des soutiens-gorges, des culottes, des ensembles porte-jarretelles qui doivent s'assumer et se porter comme on porterait une robe qui nous magnifie. « Je fais de la lingerie qui n'est pas du tout faite pour oublier qu'on porte de la lingerie ! Ce sont des pièces que l'on a envie de dévoiler, de partager », explique-t-elle. En créant, elle pense aux femmes qui les portent mais aussi aux partenaires (hommes et femmes) qui vont découvrir ses collections. Etre over-sexy dans l'élégance... "Je ne franchis pas ma limite du vulgaire, mais c'est une limite qui diffère d'une personne à l'autre...", souligne la créatrice.


Showroom intime

© Andrea Klarin

Cette passionnée de lingerie (à 12 ans déjà, cela a été la révélation) a décidé de lâcher points de vente et distribution, même premium. Désormais, elle va chez ses clientes, pour y installer un showroom intime et leur proposer un service au plus près de leurs envies. De la lingerie presque sur-mesure en quelque sorte. Une parure complète avec du cuir, de la dentelle, de la soie et des bijoux vaut aux alentours de 900 euros. 

Yael, qui au départ, créait des pièces de lingerie plus particulièrement destinées aux petites poitrines décline désormais des soutiens-gorges à armatures mais aussi des balconnets, jusqu'à la taille 95D.

Un concept original et précieux qu'elle entend faire grandir doucement. Et pour ce faire, Yael Landmann a opté pour l'auto-financement. Pour garantir le développement de ma marque j'ai lancé cette semaine un crowdfunding sur Kickstarter afin de pouvoir financer mes futures collections et maintenir ma production en France et Belgique », explique-telle. « Il s'agit d'un projet qui me tient particulièrement à coeur. Le crowdfunding permet de se faire connaître encore davantage ; d'impliquer les gens au plus près de la marque et cela renvoie vraiment à l'approche presque en tête-à-tête de la marque. » 

Pour grandir, la marque Yael Landman a besoin de 26 000 euros. Les "backers" auront bien sûr des contreparties : panties, parures, posters des belles photos de la campagne...


Des photos qui donnent le ton

© Andrea Klarin

Après une école de mode à Paris, Yael Landman travaille pour Agent Provocateur, AF Vandervorst, Sonia Rykiel avant de s'envoler pour New York enrichir l'histoire et les ligne de la marque Kiki de Montparnasse.

Ses collections osent, subliment, transcendent même une personne en l'emmenant au plus près de sa sensualité. A l'image de la dernière campagne mettant en évidence sa dernière collection, shootée par Andrea Klarin. Un univers sexy-chic plein de sensualité qui a plu à Madonna : « j'avais envoyé à Madonna dont je suis une grande admiratrice depuis toujours des parures au lancement de ma marque ». Aucune news pendant des années et puis un mail en septembre 2015 : Madonna souhaite porter des ensembles Yael Landmann pour sa tournée d'automne Rebel Heart Tour ! « Magique », sourit Yael...

Infos sur la marque et les collections : www.yaellandman.com

Crowdfunding Yael Landman

© Lionel Samain