Michael Del Bianco, coiffeur ambassadeur pour L’Oréal Professionnel, décortique les envies de ses clientes… blondes.

Brunes, blondes, rousses, aux cheveux blancs, Michael Del Bianco les connaît bien : il les croise tous les jours dans un des établissements XYZ, qu’il a fondés et dont il reste une des chevilles ouvrières. Coiffeur ambassadeur pour L’Oréal Professionnel, il décortique avec nous ce qu’attendent ses clientes… blondes - une bonne moitié de la clientèle - lorsqu’elles poussent la porte d’un salon.

"Le blond est défini selon plusieurs paramètres", précise-t-il d’emblée. "On parle du blond complet, du balayage, du fourché, du contouring, de la coloration… Le blond n’est pas une couleur, c’est une famille !"

Qu’est-ce qu’on vous demande le plus souvent, dans vos salons ?

"Les blondes, qui l’ont toujours été, veulent en général un blond qui reste stable. Quand on sort du salon, la couleur est très belle et les femmes veulent la garder. Seulement voilà, c’est un peu comme un vêtement qu’on laisse dans le soleil : le blond jaunit. C’est pour ça que L’Oréal a mis au point ces gammes de soins qui permettent aux clientes d’entretenir leur blond à la maison."

Est-ce que vous avez beaucoup de femmes qui ne sont pas du tout blondes mais qui veulent le devenir ?

"Oui. Mais en général, les femmes qui ne sont pas blondes à la base ont peur de passer du noir au blanc. Tout va dépendre de la personnalité de la cliente, mais en général, elle veut essayer : elles commencent par un balayage, ou un contouring qui est moins fort puisqu’on ne fait qu’éclaircir les contours du visage. Ou alors, elles vont choisir un ombré, c’est-à-dire garder les racines foncées et puis, au fur et à mesure qu’on descend dans les longueurs, donner des effets éclaircis. Après, elles vont passer à des balayages plus importants."

Pourquoi ?

"Parce qu’en général, quand on est blonde, on veut l’être de plus en plus ! Il y a une certaine forme d’addiction ! Elles vont passer au root shadow, donc presque complètement blondes mais avec un effet de racine miel ou moka, qui est très tendance."

Pourquoi les brunes veulent-elles passer au blond ?

"Ce que les femmes me disent souvent c’est qu’elles remarquent qu’elles attirent plus les regards. Le blond exprime la douceur, l’enfance. Mais c’est aussi, dans l’imaginaire, la couleur du sex-symbol. Prenez Pamela Anderson, BB, Sharon Stone…"

Est-ce qu’il vous arrive de dire non à une cliente qui veut passer du noir au blond ?

"Oui, ça peut arriver. Mais, dans l’absolu, on a toujours une solution. Une cliente aux cheveux très noirs et au teint mat qui veut être blonde platine, je ne vais pas refuser, mais je vais lui proposer un ombré, avec des pointes blond platine. Mais ça, ça fait partie du professionnalisme du coiffeur… Je pense que le blond peut convenir à tout le monde. Tout dépend de la manière dont on va le placer sur la tête de la cliente."

Est-ce qu’il y a des blonds qui ne sont plus du tout tendance ?

"Aujourd’hui, on va plutôt faire un perle, un miel, un rosé, un silver, qui est proche du cheveu blanc. Quant aux blondes classiques, elles se tournent toujours vers le platine qui est la référence du blond parfait. Il n’est pas trop jaune et pas non plus blanc."


Quelques chiffres sur les blondes

40 %

Quarante pour cent des femmes qui se rendent dans les salons de coiffure pour une coloration, veulent du blond. Elles ne sont que 17 % à vouloir du noir ou du brun, 27 % à vouloir du châtain, 11 % du rouge et 4 % du gris.

52 %

Selon une étude anglaise, plus de la moitié des femmes qui se rendent dans les salons de coiffure sont des blondes !

53 %

Le chiffre grimpe encore un peu quand il s’agit de soin personnalisé. 53 % des blondes souhaitent un soin et une couleur parfaitement adaptés à leur type de couleur au naturel et à leur type de cheveu.

10 %

Les blondes dépensent en moyenne 10 % de plus dans les salons de coiffure que les brunes.

2200

Selon une rumeur propagée sur le Net mais également dans le très sérieux New York Times, l’OMS (qui n’a pourtant jamais effectué de recherche sur le sujet) aurait affirmé que la dernière vraie blonde verrait le jour en Finlande vers l’an 2200. Au vu de l’expansion démographique - 3 milliards d’individus supplémentaires d’ici 2050 qui seront principalement issues d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud - la rumeur pourrait faire sens.

1/1.000

Dans le monde, on estime le rapport à une vraie blonde pour mille brunes.