Le créateur américain Marc Jacobs a clôturé jeudi, comme à l'habitude, la semaine de la mode de New York, avec une collection scintillante, radicale et outrancière.

Seule attraction de cette dernière journée de la Fashion Week, Marc Jacobs est d'abord parvenu à réunir le plus bel aréopage de mannequins de toute la semaine.

Kendall Jenner, Bella Hadid, Gigi Hadid, Karlie Kloss mais aussi une ancienne, Adriana Lima, se sont présentées avec de fausses dreadlocks colorés, comme sorties d'un film de science-fiction ou d'une boîte de nuit.

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La coiffure en a ému quelques-uns sur les réseaux sociaux, choqués de voir le designer recourir à cet artifice plutôt que de prendre des mannequins noirs avec de vraies dreadlocks.

Pour ajouter à l'aspect théâtral de sa production, Marc Jacobs avait choisi le Hammerstein Ballrooom, une salle de concert et également un ancien opéra.

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Insensible aux modes, qu'elles soient commerciales (la mode vendue tout de suite après le défilé) ou esthétiques (peu de fleurs jeudi), Marc Jacobs reste un animal à part de la mode américaine.

Il l'a encore montré jeudi avec une collection aux reflets argentés omniprésents et avec quelques tenues d'inspiration militaire, deux angles quasiment pas vu cette saison ailleurs que chez lui.

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Alors que jupes à godets et robes aux genoux avaient envahi les podiums depuis le début de la saison, accompagnées d'un parfum de romantisme, le couturier new-yorkais s'est lui arrêté, au mieux, à mi-cuisse.

Il a aussi osé un trench et une veste patchwork avec des pièces de différentes couleurs, dont certaines oranges, un autre parti pris qui le distingue.

A l'heure où les grands anciens, dont il fait désormais partie, cherchent de nouveaux repères, à l'instar de Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Oscar de la Renta, Carolina Herrera ou Ralph Lauren, Marc Jacobs tient son cap.

Il décline, pour ce faire, une mode qui ne fait sans doute pas l'unanimité et n'y aspire visiblement pas d'ailleurs, mais dégage une aura qui se fait rare aujoud'hui.

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