La maison de lingerie belge Van de Velde vient de fêter ses 100 ans. La marque Prima Donna qui fait partie de ce groupe familial a toujours soutenu les femmes, au propres comme au figuré ! Balade dans les ateliers design de la maison de corseterie à l'occasion de la Saint-Valentin.

Ils seront encore nombreux les hommes, les femmes et les couples à pousser la porte des boutiques de lingerie, ou à faire leur choix sur Internet. Les dessous, comme les fleurs, les chocolats et les parfums restent un incontournable de ce jour de l’amour.

Inquiet à l’idée de pousser le bouchon trop loin et d’aller à contre-courant de l’émancipation féminine ? Détendons-nous. “Les femmes n’ont pas attendu les hommes pour s’acheter des sous-vêtements affriolants tout comme des culottes bien basiques. La lingerie, c’est aussi une façon d’être bien dans sa peau, à l’écoute de soi, plus confiante : que ce soit en dentelles ou en boxer, ça dépend des jours”, affirme Marine, qui aime bien choisir des dessous avec son compagnon à l’approche du 14 février et à d’autres moments d’ailleurs.

Le secteur de la lingerie est de plus en plus à l'écoute des femmes qui entendent d'être davantage représentées comme elles le sont. De toutes façon, les Belges comme les Françaises font davantage un 40 qu’un 36 alors pourquoi montrer des morphologies qui ne parlent pas au plus grand nombre ?

Valeur sûre pour les courbes

© Publicités Prima Donna en 1930 - 1960 - 1970 - 2019

Il y a une marque belge qui n’a pas attendu ces dernières années pour mettre en valeur les rondeurs et travailler à la confiance en soi des femmes. C’est la société familiale Van de Velde qui fête ses 100 ans et possède trois marques de lingerie, la classique et sexy Marie-Jo, la luxueuse (et ex-espagnole) Andrès Sarda et Prima Donna, fidèle aux femmes ayant des courbes. “La gamme va jusqu’au bonnet J et bientôt K”, affirme Carole Lambert, Brand Design Manager pour Prima Donna. Cette marque, rachetée dans les années 90 par la société belge, a vu le jour en 1865 ! Et déjà, début XXe, elle s’opposait aux tailles de guêpe et à la coutume d’aplatir la poitrine en mettant en avant un soutien qui sied aux femmes voluptueuses !

Sans jamais avoir fait de révolution brutale, elle assume d’incarner une valeur sûre pour ses clientes plus âgées. Mais dans le même temps, “on parle aussi aux filles et aux femmes qui ont besoin d’un bon maintien pour être à l’aise mais qui veulent aussi être fières de leurs dessous !”, explique Carole Lambert. “Les mots-clés ont toujours été le maintien, la technicité, la qualité et l’authenticité.”

Avec des avancées qui ont fait parler d’elle : en 2006, Prima Donna confectionne son premier soutien-gorge dit “spacer” qui donne à la poitrine un joli galbe rond et naturel. Sa mythique ligne Deauville existe aussi depuis 17 ans et est réinventée chaque année… Et c’est en développant des lignes de maillots de bain qui proposent le même maintien sublimateur que les soutiens-gorge que la marque va faire la différence en 2017.

Plus jeune mais la même philosophie

© Prima Donna

Les designers de Prima Donna proposent désormais des collections aux couleurs flashy, des sous-vêtements de plus en plus sexy, des modèles plus jeunes avec la gamme Twist, “mais avec la même philosophie qui est que le soutien-gorge doit s’adapter pour magnifier les seins et pas l’inverse !

Alors, les créatifs travaillent avec toutes les employés du groupe ! Elles essayent tous les modèles sortis de l’atelier de création et donnent leur avis côté coupe, maintien, aisance, douceur, forme… Il s’agit de comprendre ce que cela donne sur de vraies femmes, de toutes morphologies, de tous âges ! En décembre dernier, ce ne sont d’ailleurs que des employées qui ont foulé le catwalk lors du grand show pour les 100 ans de la société : un défilé avec les dessous sortis des archives et un autre avec les collections emblématiques des marques. 100 % non retouché, comme les mannequins sur le site web de la marque, aux formes non standard.

© Prima Donna