Pour le prochain mariage d’une de ses amies, Ségolène de Chestret n’a pas couru les boutiques. Mais elle tient sa robe : une Balenciaga s’il vous plaît, repérée sur Vestiaire Collective. Une pièce qu’elle ne risque pas de voir portée par quelqu’un d’autre ce jour-là et qu’elle s’est offerte pour 120 €, rien à voir avec le prix habituel pour une robe de créateur !

Cela dit, la jeune entrepreneuse qui a co-lancé il y a peu l’eshop Le Slibard, des sous-vêtements écoresponsables, garde cette appli "premium et belles marques" pour de grandes occasions. Et si elle a besoin de quelque chose, c’est davantage vers Vinted qu’elle se tourne. En usant beaucoup des filtres : " On peut vraiment trouver des personnes qui sont tellement fashion addict qu’elles revendent des vêtements avec encore leurs étiquettes ." Une possibilité qui sidère désormais Ségolène.

© D.R.

En 2018, la Bruxelloise veut marquer le coup de son engagement pour l’environnement. Côté nourriture, elle consomme déjà bien local et raisonné... Alors elle décide de regarder son dressing de plus près : c’est décidé, pendant un an, elle n’achètera plus rien de neuf. "Je ne suis pas une super fan de mode à la base, alors ça n’a pas été si dur de ne pas suivre les tendances. Mais quand même, cela demande de la motivation, il faut se créer de nouvelles habitudes et passer du temps le nez sur des applis ", souligne-t-elle. Mais c’est ça la grande différence : " On n’achète plus pour acheter, on achète parce qu’on en a besoin. Donc on achète bien moins et surtout on est tellement content de trouver. C’est à chaque fois comme une victoire ." 

Cette accro des années 1960 et 1970 se régale aussi dans les friperies avec les vestes larges, les épaulettes, les blouses imprimées et conseille particulièrement celles "au kilo" où l’on paye le vrai prix (On notera aussi les boutiques Oxfam, les Petits Riens, l’Armée du salut) car "certaines boutiques de belles marques vintage affichent des prix très, trop hauts". En revanche, ses sous-vêtements sont écoresponsables mais neufs. La jeune femme trie encore sa garde-robe une fois par an : "cela permet de savoir vraiment ce qui manque" et son vestiaire commence à être minimaliste.

© LeSlibard
Shooting photo pour l'eshop de sous-vêtements Le Slibard avec tout le monde en seconde main !

Sa plus grande difficulté : les pulls en laine "qui souvent en seconde main boulochent, c’est pas top". Alors elle traque longuement, discute avec les vendeurs, joue avec des filtres, explore la ville, rénove : "Avec l’expérience, on sait quels profils suivre et on est donc alertés des ventes."

Ses conseils : les boutiques de location comme Coucou, checker les vide-dressings sur les réseaux, dénicher des chaussures neuves ou quasi avec les filtres des applis et… se lancer : "essayer, c’est l’adopter, on n’imagine pas le plaisir et le sens que cela nous apporte."