Industrie textile polluante, recyclage des vêtements peu poussé et consommation mode de plus en plus frénétique. Que faire à son échelle ? 5 pistes pour être plus responsable de son dressing.

C'est un constat qui désormais est reconnu : le secteur de la mode et de l'industrie textile compte parmi les plus polluants au monde. L'eau, l'énergie, les matières utilisées dans la fabrication des vêtements, leur transport de par le monde; leur conditionnement, beaucoup de facteurs contribuent à un très mauvais bilan carbone notamment.

Mais les vêtements vont quelque part... dans nos garde-robes et là aussi, il y a un sacré gaspillage auquel on ne pense pas nécessairement. A l’échelle mondiale, 100 milliards de vêtements ont été consommés dans le monde en 2014, selon Greenpeace . Une frénésie de consommation qui connaît un bond depuis les années 2000.

Ecover a lancé une grande enquête menée par WHY5Research sur notre façon d'être avec notre vestiaire et les résultats sont édifiants. Plus de 300 millions de vêtements sont jetés chaque année. 33 vêtements de notre garde-robe ne sont en moyenne jamais portés.

Chez nous, 50% des consommateurs belges achètent de nouveaux vêtements tous les 2 ou 3 mois voire plus souvent et 1/3 porte ses vêtements moins de 2 ans et 60% d'entre eux ne sont pas conscients de l'impact environnemental des vêtements. Car il faut aussi être conscient que les méthodes de recyclage sont peu efficaces : 1 % seulement des matériaux utilisés dans la fabrication de vêtements sont utilisés pour en fabriquer de nouveaux, d’après la Fondation Ellen MacArthur. Et presque deux tiers de l’ensemble de la production mondiale finissent dans des décharges ou des incinérateurs, estime McKinsey .

Que faire devant ce gaspillage : acheter de façon responsable, utiliser mieux ses vêtements et les garder plus longtemps, répond la marque de nettoyants écologiques. Selon une étude menée par le bureau WRAP UK , le fait de porter ses vêtements neuf mois de plus permet de réduire l’empreinte écologique, l’émission de CO2 et la pollution de l’eau.

Côté consommateurs, la lessive propose de soutenir la campagne #riendeneuf en postant sur les réseaux sociaux des photos de vêtements qu'on avait oublié. Et donne quelques conseils :

- Acheter en seconde main (seulement 14% des Belges y ont recours pourtant)

- Acheter mieux en laissant passer du temps entre l'envie et l'achat : 60% des Belges reconnaissent avoir fait un mauvais achat l'an passé

- Espacer les lessives

- Eviter le synthétique (qui libèrent des microfibres de plastique à chaque lavage).

- Laver à 30 degrés. 47% des Belges sont disposés à laver à plus basse température pour positiver leur impact écologique.