Mais où est Pippa ?

Les seins de Kate par-ci, les seins de Kate par-là ! Le régal ? Ah non, plus par ici (a dit le juge). Et plus trop par là non plus (ont dit les tabloïds au service des sujets de sa très gracieuse Majesté).

Mais où est Pippa ?
©Photonews

Les seins de Kate par-ci, les seins de Kate par-là ! Le régal ? Ah non, plus par ici (a dit le juge). Et plus trop par là non plus (ont dit les tabloïds au service des sujets de sa très gracieuse Majesté).

La juridiction qui protège la vie privée des stars a visé juste. Le "Closer" du 14 septembre 2012 ne contient plus uniquement une "exclusivité mondiale", il constitue désormais un "collector".

Car l’interdiction de tirage supplémentaire a une conséquence instantanée: les sites d’enchères en ligne alignent les exemplaires mis à prix de 15 à 45 € (+ frais de port). Est-il cynique de revendre, après rinçage des yeux en règle, cinq pages de photos troublées par la distance à laquelle elles ont été prises ? Sans aucun doute. Mais pourquoi se priver de récupérer son investissement, de rentabiliser sa mise, de rémunérer sa curiosité ? Et puis quelle loi interdit-elle le cynisme ?

La bonne nouvelle, c’est que "Closer" s’en tire raisonnablement bien. Une campagne de notoriété à 10 000 €, c’est donné. Une interview de sa rédac’ chef qui a tout loisir de faire l’article de son produit, ça n’a pas de prix. Enfin, cela en a un mais bien plus élevé en réalité. Et cela ne grève que très peu le budget nécessaire pour zoomer plus loin encore. Alors quoi !

Alors quoi ? Eh bien, il nous en faut davantage maintenant. Les seins de Kate, c’est très bien. Enfin, "très bien", c’est une façon de parler parce que Kate est plutôt "comme on en voit des millions sur les plages", tempère la rédac’ chef du tabloïd, sur le ton de "ne vous inquiètez pas, les copines, elle est comme tout le monde" .

Affaire classée, donc. Et place à la suivante. La carte du petit frère jouée récemment (avec une classe folle reconnaissons-le), ce serait le diable si personne ne pensait à pister Pippa. La jeune soeur de Kate n’a demandé aucune autorisation pour capter les objectifs lors du "mariage du siècle". Mais que fait-elle en ce moment ? La cuisine pour Julian Assange à l’abri de l’ambassade d’Equateur ? De la prospection immobilière dans le sud de Bruxelles ? Récolte-t-elle des fonds pour un candidat aux élections US ? Se contente-t-elle de jouir de sa célébrité en toute discrétion si tant est que cela soit possible (joli thème de bac philo, non ?)?

Misons sans prendre trop de risques : elle révise les classiques de la bienséance britannique. Ainsi, dans la tourmente, comme en toutes circonstances, l’on observera une règle simple et immuable pour s’en extirper le plus dignement possible :

"Keep calm and carry on *".

* "Restez calme et continuez"

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