"Dégoûtant", "à l'opposé du glamour"... Le magazine américain Variety dérouté par le protocole sanitaire du festival de Cannes

Après une édition annulée l'année dernière, le festival de Cannes revient ce mardi soir, plus disposé que jamais à mettre le cinéma à l'honneur.

"Dégoûtant", "à l'opposé du glamour"... Le magazine américain Variety dérouté par le protocole sanitaire du festival de Cannes
©afp
La rédaction

Pour que l'événement se passe en toute sécurité malgré la présence du virus, les organisateurs du festival ont instauré plusieurs règles sanitaires strictes. Des règles essentielles auxquelles le magazine américain Variety a consacré un article au titre évocateur. "Cannes se lance dans une confusion liée au Covid, avec des tests salivaires "dégoûtants" qui obligent les festivaliers à cracher dans un tube", titre la publication consacrée au monde du spectacle. 

Pour rappel, il est nécessaire de disposer d'un pass sanitaire pour participer au festival. Cela veut dire qu'un de ces trois documents (centralisés sur une application) est nécessaire : un certificat de vaccination, une attestation de rétablissement après un épisode de Covid récent ou un test PCR négatif récent. Mais, dénonce Variety, "les personnes qui viennent à Cannes depuis un pays qui ne se trouve pas dans l'Union européenne ne peuvent pas présenter une preuve de vaccination valable via l'application du gouvernement français". "Ils sont essentiellement traités comme s'ils n'étaient pas vaccinés", déplore le magazine qui ajoute que les résidents non européens devront donc passer un test Covid toutes les 48h s'ils veulent rentrer au Palais des Festivals, le lieu où se déroulent les conférences de presse des producteurs et des acteurs.

"A l'opposé du glamour"

Afin que cela soit plus pratique pour tout le monde, le laboratoire Biogroup, en charge des tests du festival, a opté pour les tests PCR salivaires. Mais ce processus semble profondément dégoûter le magazine. "Quelques heures avant le lancement du festival mardi, la scène du centre de test Covid, à quelques pas de l'endroit où les films seront présentés, était à l'opposé du glamour", souligne-t-il, livrant ensuite une foule de détails peu ragoûtants. "Certains rataient et crachaient par terre", d'autres ont été réprimandés car "la salive devait être liquide, la mousse ne compte pas". "D'autres encore ont craché des restes de nourriture et ont dû tout recommencer car ça avait contaminé le test". 

Si la publication loue la rapidité d'obtention des résultats, on sent bien qu'elle n'est pas totalement conquise par le choix de la France. Mais qu'elle se rassure, des tests PCR naso-pharyngés classiques sont aussi disponibles pour ceux qui le souhaitent. 

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