J.K. Rowling menacée de viol et d'assassinat

Des activistes trans s'en prennent à la créatrice d'Harry Potter, "Ils ont menacé de me tabasser, violer, assassiner et faire exploser".

J.K. Rowling menacée de viol et d'assassinat
©REPORTERS

Le torchon brûle, toujours, entre J.K. Rowling, la créatice d'Harry Potter, et les membres les plus radicaux de la communauté transgenre. D'après l'auteur, elle aurait, récemment, été victime de menaces sérieuses. "Des centaines d’activistes trans ont menacé de me tabasser, violer, assassiner et faire exploser", a-t-elle fait savoir sur son compte Twitter. Une bombe artisanale aurait été découverte dans sa boîte aux lettres. Un acte qu'elle voit comme une sorte de baroud de... déshonneur, de la part de celles et ceux qui n'ont pas réussi à la "faire virer, arrêter, lâcher par son éditeur."

Un rappel des faits s'impose pour comprendre pourquoi J.K. Rowling a suscité autant de colère - de haine même - de la part de la communauté trans. En 2020, lors de la sortie de son roman "Troubled blood" (sous le pseudonyme de Robert Galbraith), des fans très en colère avaient publié sur Tik Tok une vidéo les montrant en train de brûler ses livres. En cause, le contenu même de l'ouvrage, dans lequel l'auteure met en scène un médecin qui aurait été victime d'un traversti meurtrier. L'auteur de la vidéo précisait que "L’impact positif qu’a eu le travail de J.K. Rowling sur des millions de lecteurs ne doit pas négliger son lobbying haineux qui a affecté la communauté trans."

Plus tôt, elle avait déjà été la cible de critiques, lorsqu'elle avait soutenu une chercheuse britannique virée parce qu'elle avait soutenu l'importance du sexe biologique. "Habillez-vous comme vous voulez. Appelez-vous comme vous voulez. Couchez avec n’importe quel adulte consentant. Vivez votre meilleure vie dans la paix et la sécurité. Mais forcer les femmes à quitter leur travail pour avoir déclaré que le sexe est réel ?", avait-elle alors écrit sur Twitter. Ce qui avait, un première fois fait bondir la communauté trans. Rebelote quand, l'an dernier, elle avait partagé un article du site internet Devex au sujet de l’accès aux protections hygiéniques pour les femmes en situation de précarité. En commentaire, J.K. Rowling avait ajouté "Les personnes qui ont leurs règles. Je suis sûre qu’il existait un mot pour ça. Quelqu’un peut m’aider, Wumben ? Wimpund ? Woomud ?", en référence au mot "woman". Un trait d'humour qui n' a pas été apprécié, puisqu'on y a vu l'exclusion de la communauté trans.

L'affaire, donc, ne semble pas s'être arrêtée là puisque près d'un an plus tard, l'auteur est une nouvelle fois victime de menaces. Qui sont d'autant plus incompréhensibles pour elle qui estime avoir, au contraire, toujours soutenu cette communauté. Dans un essai, en 2020, elle écrivait "Les femmes doivent accepter qu’il n’y a pas de différence entre elles et les femmes trans". Des propos qui n'ont pas calmé la colère.