La justice confirme le renvoi en correctionnelle de Morandini pour "corruption de mineur"

La cour d'appel de Paris a validé mardi le renvoi devant le tribunal correctionnel de l'animateur de télévision Jean-Marc Morandini pour "corruption de mineur", a indiqué une source judiciaire, confirmant une information de BFMTV. Selon cette source, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a rejeté les demandes de nouveaux actes d'enquête déposées par la défense de M. Morandini.

La justice confirme le renvoi en correctionnelle de Morandini pour "corruption de mineur"
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Elle a par conséquent confirmé le renvoi en correctionnelle de l'animateur de CNews et NRJ12 ordonné par le juge d'instruction en juillet 2020, mais infirmé les circonstances aggravantes d'incitation par un moyen de télécommunication et d'incitation à la proposition sexuelle sur mineur.

"C'est un premier pas", a commenté auprès de l'AFP son avocate, Me Corinne Dreyfus-Schmidt. "Nous allons faire un pourvoi en cassation sur le reste".

Jean-Marc Morandini, aujourd'hui âgé de 56 ans, avait été mis en examen en 2016 après que deux jeunes hommes, mineurs à l'époque des faits qu'ils dénoncent, eurent saisi la justice.

Dans la première plainte, un jeune homme affirmait que M. Morandini lui avait fait des propositions sexuelles dans des échanges SMS, entre février et mars 2013.

Le second plaignant, qui s'est depuis désisté, avait de son côté raconté avoir été contacté en juillet 2009 par la société de production de M. Morandini via un site de casting pour un projet de remake du film "Ken Park" du réalisateur américain Larry Clark.

Il a expliqué avoir été convié, seul, au domicile de l'animateur où ce dernier l'aurait invité à se déshabiller et à reproduire une scène de masturbation, selon le journal Le Parisien.

M. Morandini a également été accusé de "harcèlement sexuel" et "travail dissimulé" par plusieurs comédiens en 2016, dans un article du magazine Les Inrocks sur des castings dénudés.

Saisi de cette plainte, le parquet de Paris avait classé sans suite son enquête en janvier 2017. Mais les plaignants ont obtenu en 2018 la reprise des investigations par un juge d'instruction parisien.