"Finalement, on abandonne": deux semaines avant sa mort, Mava Chou s'était confiée à TF1

L'influenceuse Mava Chou a mis fin à ses jours le 22 décembre dernier. Deux semaines plus tôt, elle s'était confiée à TF1 sur le harcèlement qu'elle subissait au quotidien.

"Finalement, on abandonne": deux semaines avant sa mort, Mava Chou s'était confiée à TF1
©TF1

Dimanche soir, l'émission Sept à Huit a rediffusé des extraits d'une interview réalisée il y a un peu plus d'un mois avec l'influenceuse Mava Chou. Décédée le 22 décembre dernier, cette jeune maman de quatre enfants se confiait sur le cyberharcèlement qu'elle subissait chaque jour, depuis la séparation avec le père de ses enfants.

L'interview accordée à TF1 date du 7 décembre, soit deux semaines avant que Mava Chou ne se donne la mort. La jeune femme y détaillait les messages de haine et les menaces qu'elle recevait au quotidien sur les réseaux sociaux. Les dernières semaines avant sa mort, ses "haters" lui envoyaient jusqu'à 1.000 messages par jour. "C'est une vague, c'est incontrôlable", déplorait Mava Chou face caméra, la gorge nouée, "et c'est finalement indélébile, ça ne s'effacera pas ces commentaires".

Dépassée par ce cyberharcèlement, Mava Chou confiait lors de l'interview être sous anti-dépresseurs et avoir fait trois tentatives de suicide, dévoilant un bras marqué par une longue cicatrice. "Finalement, on abandonne. Si je suis un monstre, alors je m'en vais. Si tout le monde pense ça, je m'en vais", déclarait-elle encore dans Sept à Huit. Elle affirmait avoir déposer des plaintes et demander de l'aide, mais "tout le monde s'en fout". "On ne s'en sort pas car on n'a pas d'issue".

Mava Chou estimait que son ex-mari était responsable de ce cyberharcèlement quotidien, et espérait que les internautes qui soutenaient le père de ses enfants se rendent compte un jour qu'ils avaient dépassé les limites. "Comment on peut ne pas se mettre à la place des gens, comment on peut participer à ça ?", se désolait-elle.

Depuis le suicide de la jeune maman, la justice française a ouvert une enquête pour harcèlement moral ayant poussé au suicide.