"Igor et Grichka Bogdanoff ont cru Didier Raoult, ils en sont morts", déplore Raphäel Enthoven

Le philosophe a regretté la confiance accordée par les deux frères au professeur Raoult.

"Igor et Grichka Bogdanoff ont cru Didier Raoult, ils en sont morts", déplore Raphäel Enthoven
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Raphäel Enthoven a été très touché par la disparition d'Igor et Grichka Bogdanoff, avec qui il était proche. Invité par C à vous ce mercredi 12 janvier, le philosophe est revenu sur les tendances "anti-vaccins" des deux frères. En effet, les frères Bogdanoffs avaient annoncé attendre un prochain vaccin, suivant les conseils de Didier Raoult. "Nous pensons très sincèrement que Didier Raoult, dont le parcours scientifique est incontestable et supérieur à la plupart de ceux qui le critiquent, détient des réponses", avait assuré Igor Bogdanoff. "Il est en décalage par rapport à la doxa scientifique... Mais on lui donnera raison dans quelque temps".

L'écrivain français a regretté ce mercredi la confiance accordée par les deux frères au professeur marseillais. "Ça me brise le cœur. Ils ont cru Didier Raoult, ils en sont morts. Voilà, c'est ça qui s'est passé", a-t-il déclaré. Selon lui, les deux frères ont pu se servir des théories de Didier Raoult pour légitimer leur phobie des vaccins. "Après, l'argument d'Igor Bogdanoff qui était de dire 'On attend d'autres vaccins', moi je n'y crois pas. Ils étaient hermétiques à l'idée même de vaccin, à l'idée même d'injecter la chimie. C'est donner des contours scientifiques à ce qui chez eux, pour le coup, relevait objectivement de la phobie", note Raphaël Enthoven.

Plusieurs proches des frères Bogdanoff ont en effet assuré qu'ils avaient une phobie des médicaments et des médecins. Selon le philosophe, tous deux se sont perdus en écoutant Didier Raoult. "Ils n'étaient pas antivax !", insiste-t-il malgré tout. "Ils n'étaient pas prosélytes, mais pour eux-mêmes, ils ne se sentaient pas concernés par ça. Ils ont adhéré aux paroles de Didier Raoult et aujourd'hui ils sont morts. Je pense qu'ils sont aujourd'hui en désaccord avec eux-mêmes" conclut-il.