Le roi Philippe s'essaie à l'imprimerie sur une réplique du modèle de Gutenberg (PHOTO)

Une expérience amusante face à une machine impressionnante.

Le roi Philippe s'essaie à l'imprimerie sur une réplique du modèle de Gutenberg (PHOTO)
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Lors de sa visite à Mayence en Allemagne mercredi, le roi Philippe s'est essayé à l'imprimerie sur une réplique du modèle de presse de Gutenberg. Le roi Philippe et la reine Mathilde ont débuté mercredi leur visite officielle dans le land de Rhénanie-Palatinat, l'un des seize États fédérés allemands, et se sont rendus à Mayence.

L'inventeur de l'imprimerie Johannes Gutenberg étant né dans cette ville, le couple royal belge a visité le musée qui lui est dédié. Sur place, le souverain a réalisé une impression sur une réplique de la première presse, l'original ayant été détruit dans un incendie.

La réalisation du Roi portait sur la première page de l'évangile de Jean. Entre 1452 et 1455, Johannes Gutenberg a imprimé quelque 180 exemplaires de la Biblia Latina, la Bible latine. Deux exemplaires originaux, qui se trouvent encore au musée, ont été présentés au couple royal mercredi.

L'introduction de l'imprimerie a changé le monde, car elle a entraîné la démocratisation du savoir, a souligné le maire de Mayence, Michael Ebling dans son introduction. La Ville en est encore très fière aujourd'hui.

Actuellement, Mayence apporte aussi une contribution positive à l'histoire, a poursuivi le maire, faisant référence à la société BioNTech, qui a développé un vaccin efficace contre le Covid-19 et dont le siège est à Mayence.

Le roi Philippe et la reine Mathilde ont également visité l'entreprise pharmaceutique mercredi. L'importance d'une bonne coopération entre l'Allemagne et la Belgique y a été soulignée. Le vaccin développé par BioNTech est en effet principalement fabriqué chez Pfizer à Puurs (province d'Anvers). "Les deux pays ont joué un rôle important pendant la pandémie. La majeure partie du monde a été approvisionnée depuis l'Europe. Un huitième de la population mondiale s'est désormais vu administrer notre vaccin", s'est targué Sean Marett, CCO chez BioNTech.

Grâce à sa technologie innovante d'ARNm, la société pharmaceutique est passée d'une petite PME avec environ 240 employés il y a 10 ans à une multinationale de plus de 3.000 employés établis dans sept pays. Un développement qui a aussi bénéficié à Mayence, qui grâce aux recettes fiscales, n'a plus de dettes.

En parallèle, BioNTech travaille sur un vaccin contre le cancer, également basé sur la technologie des ARNm. La particularité est qu'un traitement individualisé est développé pour chaque tumeur qui fait travailler le système immunitaire du patient. "Nous avons pu réduire le développement qui allait de trois à cinq mois à trois à cinq semaines. Des études cliniques sont en cours, y compris en Belgique. Un premier patient a reçu un traitement", a expliqué Sean Marett.

On ne sait pas encore quand la thérapie sera disponible sur le marché. De même, il n'a pas encore été décidé si la production des vaccins aura lieu en Allemagne ou si elle sera externalisée vers d'autres sites, a précisé le directeur commercial. "Il y a dix ans, les gens pensaient que c'était de la science-fiction. Nous avons démontré que cela pouvait être fait et que cela pouvait changer la manière dont le cancer est traité."

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