Quand la star du rap Eminem réprimande un candidat à l'élection présidentielle américaine

La star du rap Eminem a formellement demandé au candidat républicain à la présidentielle américaine Vivek Ramaswamy d'arrêter de rapper ses morceaux en campagne, selon une lettre rendue publique lundi.

(COMBO) This combination of pictures created on August 28, 2023 shows entrepreneur and political activist Vivek Ramaswamy (L) speaking during the Vision 2024 National Conservative Forum at the Charleston Area Convention Center in Charleston, South Carolina, on March 18, 2023 and inductee US rapper Eminem performing on stage during the 37th Annual Rock and Roll Hall of Fame Induction Ceremony at the Microsoft Theatre on November 5, 2022, in Los Angeles, California. Rap star Eminem has formally asked Republican presidential hopeful Vivek Ramaswamy to stop using his music on the campaign trail, according to a letter made public on August 28, 2023. (Photo by Logan Cyrus and VALERIE MACON / AFP)
Vivek Ramaswamy et Eminem ©AFP or licensors

Une vidéo de l'entrepreneur, qui profite d'une ascension surprise dans la course aux primaires républicaines, en train de rapper le morceau "Lose Yourself" lors d'un événement politique dans l'Iowa, était devenue virale il y a quelques semaines.

L'organisme américain de protection des droits musicaux, BMI, a indiqué dans une missive révélée par le DailyMail et dont l'authenticité a été confirmée à l'AFP avoir reçu "une requête officielle" d'Eminem exigeant que le candidat trentenaire n'utilise plus ses musiques.

Ce novice complet de la politique, qui se plaît à s'imaginer en "Trump 2.0", occupe désormais, à la surprise générale, la troisième place dans les sondages pour les primaires républicaines, organisées début 2024.

Au cours de ses études à Harvard, il s'était fait remarquer pour ses talents de rappeur, sous le surnom de "Da Vek", un alter ego adepte de textes libertariens.

"Si vous pensez que l'orateur Vivek Ramaswamy est intense, c'est que vous n'avez pas encore rencontré Da Vek", notait avec humour The Crimson, le journal étudiant de l'université, en 2006.

Lors des deux dernières élections présidentielles, plusieurs artistes de renom, parmi lesquels Pharrell Williams, Rihanna, Aerosmith ou Adele, ainsi que les héritiers de Prince, s'étaient plaints que leurs titres soient joués lors de meetings de campagne de Donald Trump.

Le célèbre groupe de rock britannique Rolling Stones avait même menacé le républicain d'une action en justice s'il continuait à utiliser leur tube "You Can't Always Get What You Want".

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