Cinq mois après son opération et son dernier concert, à Paris, Arno fera son retour scénique officiel ce 21 juillet, à l’occasion de la Fête nationale. Là aussi, c’est tout un symbole. Parce qu’aujourd’hui encore, l’Ostendais symbolise aux yeux de beaucoup la Belgique. On vient même de loin pour qu’il en parle. Lui trouve ça étrange. "L’autre jour, j’ai donné une interview au journal espagnol El Paìs. Ils m’avaient choisi pour évoquer la Belgique. Pour toute l’Europe, je suis un peu le Belge de service. Je ne sais pas pourquoi. C’est surréaliste (rire)."

S’il est une médaille qu’Arno devrait se voir remettre, c’est celle de l’ordre du Mérite, pour son incessant travail de promotion de la Belgique à l’étranger mais aussi ici, chez nous. Parce que, dit-il, nous sommes trop peu nombreux à savoir combien notre pays compte de talents. "Quand tu entres au Getty Museum de Los Angeles, la première chose que tu vois, c’est Ensor, rappelle-t-il (L’Entrée du Christ à Bruxelles, 1888, NdlR.). Mais ici, on l’ignore… J’adore le musée Magritte sur le Mont des Arts. Des gens du monde entier s’y rendent, mais pas les Belges. Ou si peu… Nous sommes un tout petit pays mais notre créativité est incroyable. Même dans le sport. Et dire qu’il y a des Belges qui veulent scinder ce pays qui compte deux fois moins d‘habitants que Paris. Ça, ça m’énerve. Et on ajoute à cela la question de l’avortement ! Quel bazar. Pourquoi fait-on un problème avec ça ? Je ne comprends pas."

Lui qui habituellement n’hésite pas à démonter les politiques de tout bord, fait une exception. "J’ai beaucoup de sympathie pour notre Première ministre, Sophie Wilmès, dit-il très sérieusement. Le gouvernement actuel fait un boulot incroyable alors que la situation est vraiment compliquée. Chapeau."