"Tu nous as donc appris à nous libérer. A aimer les autres et à s'aimer soi-même. Juliette, notre amitié est éternelle", a lu dans l'église Abd Al Malik, qui avait collaboré récemment avec la chanteuse iconique décédée à 93 ans le 23 septembre.

"On a tout dit de toi. Femme fatale, femme passion, femme secrète, sphinx, élégante, distante, curieuse, moqueuse", a complété Jacqueline Franjou, créatrice du Festival de Ramatuelle et amie de longue date de la dame en noir. "Permettez-moi d'emprunter un évangile de Saint Jean. A l'origine, le verbe, c'est le mot, et le mot, qui mieux que toi l'a servi ? Tu les transformais en pierres précieuses".

"Dieu a donné son amour à toutes ses créatures. Cet amour, Juliette Gréco l'a cherché, désiré, vécu (...) Son visage, sa parole, sa douceur, son sourire ont illuminé vos vies", a déclaré dans son homélie Monseigneur Benoist de Sinety.

Dans le lieu de culte - où la distanciation physique était respectée, covid-19 oblige - la petite-fille de la chanteuse, Julie-Amour Rossini, était au premier rang, non loin de personnalités comme Brigitte Macron et François Hollande, accompagné de Julie Gayet. L'acteur Michel Boujenah, l'actrice Brigitte Fossey ou encore le chanteur Francis Lalanne ont également été aperçus.

La cérémonie religieuse s'est terminée en musique avec la chanson "Il n y a plus d'après", écrite par le poète Guy Béart pour Juliette Gréco en 1960.

A la sortie de l'église, le public a applaudi le cercueil blanc. Le corbillard a pris la direction du cimetière du Montparnasse où devait avoir lieu l'inhumation "dans la plus stricte intimité".

A l'extérieur de l'église, sur le parvis, une colonne Morris présente une célèbre photo en noir et blanc de Juliette Gréco, de dos, robe entrouverte.