Des accusations de racisme pèsent sur la famille royale britannique depuis l'interview-choc de Meghan et Harry chez Oprah Winfrey en mars dernier. Cette fois-ci, c'est au Royaume-Uni qu'une nouvelle polémique a éclaté.

"Récit de seconde main" 

Dans une enquête de fond menée par le journal The Guardian, on apprend que le cercle intime de la Reine de 95 ans aurait interdit aux "immigrants de couleur ou étrangers" d’occuper des postes à responsabilités dans les bureaux de la maison royale jusqu’à la fin des années 1960. Ceux-ci devaient se cantonner au rôle de domestique malgré les lois anti-discriminations déjà en vigueur à l'époque.

Ce sont des documents provenant des Archives nationales qui permettraient d'étayer ces accusations de racisme institutionnel à l'encontre d'Elizabeth II et de ses proches. "Les documents montrent comment, en 1968, le directeur financier de la reine a informé les fonctionnaires 'qu'en fait, il n’était pas d’usage de nommer des immigrants de couleur ou des étrangers' à des postes au sein de la maison royale, alors qu’ils étaient autorisés à travailler comme domestiques", lit-on dans des propos rapportés par Paris Match.

De son côté, Buckingham Palace s'est empressé de tenter d'éteindre l'incendie. "Ces affirmations basées sur un récit de seconde main de conversations datant d’il y a plus de 50 ans ne doivent pas être utilisées pour tirer ou déduire des conclusions sur des événements ou des opérations modernes", a-t-on déclaré dans un communiqué.