Une enquête a été ouverte à l'encontre de Patrick Poivre d'Arvor sur des accusations de viols. Cette nouvelle affaire de soupçons de violences sexuelles a éclaté après la révélation par Le Parisien de la plainte de l'écrivaine Florence Porcel, qui reproche au journaliste et romancier, aujourd'hui âgé de 73 ans, un rapport sexuel non consenti en 2004 et de lui avoir imposé une fellation en 2009. Les faits de 2004 se seraient déroulés dans le bureau de PPDA chez TF1, à l'issue d'un journal télévisé et ceux de 2009, au siège de la société de production A Prime Group, selon Le Parisien.

Une "face plus sombre"

Au lendemain de ses révélations, le quotidien dresse le portait d'un homme avec une "face plus sombre", se basant sur des témoignages anonymes récoltés auprès de plusieurs de ses anciens collaborateurs. L'une de ses ex-collaboratrices parle de lui comme d'"un gros dragueur, bien lourd" et ne semble pas surprise. "Et je ne suis pas certaine qu'il se soit calmé avec le temps...", ajoute-t-elle. Pour le quotidien français, l'accusation de viols dont fait l'objet PPDA ne surprend en fait personne à la rédaction de TF1 et dans le monde de la télévision.

"Dès qu’une stagiaire arrivait, la première chose qu’on lui disait c’est Fais gaffe, ne monte jamais seule dans l’ascenseur avec PPDA", confie une journaliste au sujet de l'ex-star de l'info. Un autre reporter semble même étonné que l'affaire n'ait pas éclaté plus tôt. "A chaque fois qu’un scandale MeToo éclate, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi rien ne sort sur Patrick Poivre d’Arvor", avoue-t-il.

Un responsable du service des ressources humaines de TF1 indique toutefois qu'aucun signalement pour harcèlement n'est jamais remonté jusqu'à ses bureaux. "Personne ne fait le poids face à l'ancien journaliste préféré des Français", souffle un autre reporter, qui rappelle que PPDA bénéficie de nombreux soutiens et connaît "tout Paris".

PPDA se dit prêt à s'expliquer

Après les révélations de jeudi sur la plainte de Florence Porcel, Poivre d'Arvor a immédiatement répliqué via son avocat en pointant "une dénonciation calomnieuse inspirée par une quête de notoriété inconvenante". Il se dit prêt à être auditionné par les enquêteurs, "s'ils souhaitent l'entendre", et en "profitera également pour procéder au dépôt d’une plainte" pour dénonciation calomnieuse à l'encontre de celle qui l'accuse.

Il ajoute, dans le communiqué transmis à l'AFP, qu'il est "révolté par la manière dont on cherche à l’instrumentaliser pour assurer la promotion d’un roman. Bien évidemment ces accusations sont absurdes et surtout mensongères. Il les récuse fermement".