En pleine promo de son film "Bombshell", Charlize Theron a accordé une interview à NPR où elle aborde plusieurs moments douloureux de sa vie. Notamment le jour où sa mère a tué son père et celui où elle s'est fait harceler sexuellement.

Charlize Theron n'a que 15 ans lorsque sa mère, Gerda, abat son père, Charles, de quatre balles. Une histoire dramatique dont elle n'a "pas honte" de parler étant donné qu'elle lui permet de mettre en lumière le phénomène de la violence familiale. 

"Ce jour-là, mon père était si ivre qu'il pouvait à peine marcher. Il est rentré à la maison avec un revolver. Ma mère et moi étions dans la chambre. Lui essayait de pousser la porte pour rentrer. Nous poussions donc de toutes nos forces dans l'autre sens pour l'empêcher d'y parvenir. Il a fini par se reculer et a tiré à travers la porte à trois reprises. Par miracle, aucune balle ne nous a touchées", a-t-elle expliqué.

Sa mère a alors "mis fin à la menace" en s'emparant de l'arme et en tirant à quatre reprises sur son compagnon. Un acte pour lequel elle n'a jamais été poursuivie étant donné qu'elle a agi en légitime défense. 

"Bien sûr, j'aurais préféré que ce qu'il s'est passé cette nuit-là ne se produise jamais", a précisé l'actrice qui se souvient n'avoir jamais connu son père autrement qu'en tant qu'alcoolique. 

"Quand vous vous faites harceler sexuellement, vous ne savez pas quoi faire"

Au cours de la même interview, l'actrice a également confié avoir été harcelée sexuellement à ses débuts.

Les faits se sont déroulés un soir de 1994, dans la villa d’un “réalisateur très célèbre”. “Il portait un pyjama en soie, m’a offert un verre et m’a caressé les genoux, explique-t-elle. Je débutais dans le métier, je n’en connaissais pas les mœurs et j’étais là à 21 h. Je me suis dit : ‘Peut-être est-ce la manière dont sa se passe dans l’industrie du film’. Vous ne savez pas quoi faire si vous ne l’avez jamais vécu. C’est très difficile de comprendre ce qui se passe. Je n’ai été pleinement convaincue qu’il s’agissait de harcèlement que plus tard dans ma carrière.”

Et de conclure : “Je m’en veux énormément de ne pas avoir dit ce qu’il fallait, de ne pas lui avoir dit d’aller voir ailleurs, de ne pas avoir fait toutes ces choses qu’on veut tellement croire qu’on ferait dans telle situation.”

Elle n’a cependant pas cité le nom du cinéaste. Qui s’en tire donc encore sans conséquence.