People


"Eden Hazard ? Mais je l’adore !", "Il est trop mignon, Eden !", "Eden, il ne se prend pas la tête" : ces exclamations, on ne les a pas entendues dans la bouche des footeux, mais plutôt dans celles de leurs femmes et de leurs enfants. Cela fait des années que le phénomène Hazard est en marche et pas seulement grâce à son palmarès impressionnant, ses deux nouveaux buts face à la Russie jeudi soir et son 100e match qu’il a joué chez les Diables dimanche. L’effet Coupe du monde est passé par là et depuis, sa popularité explose, dans les cours d’école comme autour de la machine à café où il est aussi devenu le chouchou de ces dames. Davantage encore que ses yeux gris et son corps sculpté, le bel Eden possède une personnalité attachante.

À 28 ans, Eden Michael Hazard a aussi pour lui une simplicité de vie qui détonne : "J’ai regardé le match contre la Russie avec mon mec juste pour regarder Eden Hazard courir et… sourire, il est irrésistible, il a toujours l’air de ne pas se prendre au sérieux, et ça c’est rare aujourd’hui, il n’y a qu’à voir les Français", confie Séverine, 36 ans. Sa réussite ne l’a jamais empêché d’être lui-même. Vannant les autres joueurs, décontracté en jogging ou polo tout simple. En 2017, cette star de Chelsea n’hésitait pas à poser dans un tattoo-shop de Fulham (Londres) où il s’était fait tatouer une énorme rose sur son biceps droit. Grand sourire, casquette à l’envers et petit Marcel rayé. Le look ? Mais pour quoi faire ? Les signes extérieurs de richesse, ce n’est décidément pas son truc : un jour, il est arrivé à l’entraînement des Diables dans… la Modus cabossée de ses beaux-parents, révélait d’ailleurs le documentaire Au bout d’un rêve, de Thomas Bricmont et François Verbeeren. Lui, ce qui l’intéresse, ce n’est ni le luxe ni le bling-bling, c’est le ballon. Et la famille. Et être heureux de faire ce qu’il fait. Comme un certain Zinedine Zidane avant lui… Et c’est ce côté totalement naturel, sonnant vrai, qui plaît tant.

Love story à 14 ans

Il a rencontré sa femme Natacha Van Honacker en secondaire. À cette époque, Eden, 14 ans, est déjà promis à une belle carrière de footballeur et est en partance pour Lille. Ce qui ne mettra pas un terme à cet amour de jeunesse, loin de là : à 19 ans, Eden et Natacha s’installent ensemble et très vite naît leur premier fils, Yanis en décembre 2010. Le couple se marie en 2012 et en 2013 arrive Léo, suivi en septembre 2015 par Samy. Trois petits garçons qui n’ont pas leur langue en poche : son fils Léo le "traite de nul" lorsqu’il perd, a d’ailleurs avoué en rigolant Eden Hazard. Lui qui est l’aîné de trois frères, Thorgan, Kylian et Ethan, a dû en voir bien d’autres ! Une fratrie très importante à ses yeux et qui lui donne encore envie d'avoir des enfants : il confiait également au journal de RTL avoir envie d'agrandir la famille ces prochaines années.

Une envie partagée par son épouse : « Son rêve à elle, était de devenir maman et de fonder une famille. Quand, durant les leçons de religion, étaient évoqués l’amour, la vie amoureuse, le mystère de la vie, ou les projets de vie de chacun, elle n’en manquait pas une miette. Elle n’était pas bien volubile, mais posait beaucoup de questions ; elle se montrait à la fois émotive et sensible », a d'ailleurs expliqué Patrice Naldi professeur d’histoire-religion et entraîneur de l’équipe de football de l’Institut Notre-Dame dans le livre d'un journaliste flamand sur le joueur francophone.

C’est dans sa famille de dingues de foot qu’Eden a pu développer son sens de la fête, de l’humour et son esprit de tribu. "J’essaie de profiter de la vie quand je peux !", témoignait-il sur RTL. Et il aura profité le dimanche 15 juillet 2018 lors du retour triomphal des Diables rouges. Eden Hazard, surexcité comme un ouistiti, lançait la fête sur la Grand-Place en chantant (faux) "Freed from Desire" et chauffait la foule à coups de "Waar is da feestje". Un mythe (et des détournements sur les réseaux sociaux) était né !

L’autodérision est une autre marque de fabrique d’"Edinho", comme lors de ses premières interviews en anglais… C’est pourtant dans cette langue qu’il a livré sa philosophie : "Le football, c’est bien, mais la famille, les amis proches, mes frères, c’est ce que j’ai de plus important au monde." Irrésistible, on vous dit.