People & Royals Emily Ratajkowski n'est pas quelqu'un que l'on peut considérer comme anti-féministe. Si l'étalage de sa nudité sur les réseaux sociaux lui a souvent valu des flots de critiques, la jeune femme de 28 ans se décrit comme une "féministe obsédée par la question de la fluidité des genres".

Dans une interview accordée à Bazaar Magazine, la brunette publie un essai engagé dans lequel elle expose sa vision du féminisme, avec pour angle principal, la pilosité. Sans inventer la roue, la jeune femme insiste sur la prise de conscience des carcans de la société qui incombent au corps des femmes. "Si je décide de raser mes aisselles ou de laisser pousser, ça me concerne. Pour moi, la pilosité du corps est une autre opportunité pour les femmes d’exercer leur pouvoir de choisir, un choix basé sur la manière dont elles veulent se sentir et leur propension à vouloir ou non des poils sur le corps."

"Les femmes devraient avoir l'opportunité d'être qui elles veulent", insiste Emily Ratajkowski. Et dans cet état de fait, elle explique aimer alterner entre épilation et période de pousse, sans ressentir de honte vis-à-vis de sa pilosité: "En général je préfère me raser, mais parfois laisser pousser mes poils me fait me sentir sexy. (...) Il n’y a pas de mauvaise réponse, et il n’y a aucun choix qui me rend plus ou moins féministe, ou même une ‘mauvaise féministe’ comme le dit l’auteure Roxane Gay. Tant que la décision est mon choix, alors c’est le bon choix. Fondamentalement, l’identité et la sexualité d’un individu ne concernent personne d’autre que lui-même.”

La jeune mannequin américaine née à Londres n'est pas la première star à exposer fièrement ses aisselles poilues. Madonna, Julia Roberts ou encore Paris Jackson avaient elles-aussi levé le voile sur cette pratique devenue l'un des symboles de l'émancipation féminine du début du 21e siècle.