L'actrice et chanteuse française est l'une des premières personnalités à avoir parlé publiquement de cette maladie méconnue et mal diagnostiquée.

Dimanche soir, Lorie Pester s'est confiée au micro de Sept à Huit, sur TF1. Pendant huit minutes, elle est revenue sur son combat contre l'endométriose, une maladie qui provoque de fortes douleurs pendant les règles et réduit les chances d'avoir des enfants. Ces fortes douleurs ont d'ailleurs été les premiers signes de sa maladie " C'était atroce, vraiment. Au moment de mes règles, j'étais coincée. J'étais obligée de rester au lit avec une bouillote et des anti-douleurs sur le ventre. J'avais l'impression qu'on me tordait le ventre avec des coups de couteau".

La douleur ne se limite pas qu'au ventre. Elle descend jusqu'aux jambes. A l'adolescence, Lorie Pester entend qu'avoir mal pendant ses règles " c'est normal". " C'est ce qu'on entend à l'école. Au bout d'un moment, on se le met dans la tête" déclare-t-elle.


Départ pour l'Espagne


Lorie Pester est diagnostiquée comme atteinte d'endométriose à l'âge de 33 ans. Beaucoup trop tard pour elle. " Des médecins, des gynécologues ne savent pas diagnostiquer cette maladie. Il faut sept ans pour que cela se fasse". Lorie Pester décide alors de congeler ses ovocytes, une démarche impossible à réaliser en France sauf si la personne est atteinte d'endométriose sévère. La trentenaire n'est pas dans cette situation, elle part alors en Espagne où la congelation est possible. 

L'actrice et chanteuse suit également un traitement pendant 12 jours. Les conséquences sont à la fois physiques et psychologiques : " J'ai pris six kilos. J'ai gonflé de partout. Je voulais rire, pleurer. J'étais presque en dépression et très très fatiguée". Lorie a toujours caché sa maladie, jusqu'au jour où des paparazzis la photographient à la sortie d'un hôpital . "Je me vois dans les magazines. C'était mon jardin secret. Je ne voulais pas qu'on me vole ça".

Elle évoque quelques regrets : "Si on m'avait dit qu'à 35 ans on avait 12% de chance de tomber enceinte, j'aurais congeler mes ovocytes dès mes 30 ans".