Invité sur RMC ce mardi, Jean-Pierre Pernaut a été interrogé sur l'affaire qui secoue le PAF depuis plusieurs jours. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il avait des choses à dire, notamment à l'égard de ceux qui ont témoigné dans la presse. 

"Ce qu'il s'est passé dans la presse est lamentable", a-t-il regretté, se disant "choqué" par les propos qu'il a pu lire. Rappelons que c'est le journal Le Parisien qui avait révélé que PPDA faisait l'objet d'une enquête pour viols à la suite d'une plainte déposée par l'écrivaine Florence Porcel. "Il y a aujourd'hui deux plaignants et nous verrons qui est la victime. Pour l'instant, on ne peut rien dire d'autre", tempère Pernaut.

Pour lui, le témoignage anonyme d'une personne de la rédaction de TF1, qui disait qu'elle conseillait aux jeunes journalistes de "ne pas prendre l’ascenseur avec PPDA", doit être pris avec prudence. "Ça, c'est un mensonge!", assure Pernaut. "Je peux vous le dire parce que Le Parisien cite des journalistes de TF1 qui n'ont pas connu cette époque, ou pratiquement pas. C'est un mensonge total. L'ascenseur, ce n'était pas PPDA mais un homme politique."

Celui qui a présenté le 13 Heures durant plus de 30 ans ne nie toutefois pas que Patrick Poivre d'Arvor était "un dragueur" et "quelqu'un qui aime les femmes et qui n'a jamais caché son amour pour les femmes". "Le bureau de Patrick était au milieu de la rédaction. S'il s'était passé quelque chose dans ce bureau, on l'aurait su. Il n'y avait aucune loi du silence", a-t-il assuré. "Il aimait discuter avec les femmes. Il est dans la vie comme il est dans ses livres. Il écrit remarquablement bien. Il aime parler. Les témoignages des gens dans 'Le Parisien', j'aimerais connaître ses noms, car ils sont mensongers."