Au lendemain d'une première réunion publique où il avait fondu en larmes, Kanye West a encore une fois inquiété en publiant une série de tweets décousus. Dans ces messages, effacés depuis, le chanteur s'en est notamment pris à sa femme, Kim Kardashian, et sa belle-mère, Kris Jenner.

Il accuse la première d'avoir tenté de prendre un avion pour le Wyoming "avec un docteur" afin de "l'enfermer de force, comme dans le film 'Get Out'". "Si je suis enfermé comme Nelson Mandela, vous saurez pourquoi", a ajouté Yeezy, osant une comparaison pour le moins surprenante. Dans un autre message, il explique que sa belle-mère Kris Jenner, n'a "pas le droit de s'approcher de ses enfants". Il accuse les deux femmes d'avoir essayé de l'interner de force à plusieurs reprises.

Des accusations qui ont "profondément blessé" la famille Kardashian, peut-on lire sur des médias américains . "Kim est complètement dévastée", a révélé une source proche de la star de télé réalité. "Elle a toujours voulu le meilleur pour son mari. Elle veut simplement l'aider", poursuit la source qui précise que Kim souhaiterait que Kanye West renonce à la présidentielle, qu'il n'a de toute façon aucune chance de remporter.

Si Kim Kardashian a pour habitude de partager les moindres détails de sa vie, elle avait toujours mis un point d'honneur à ne pas parler des troubles bipolaires de son mari.

En 2018, c'est Kanye West lui-même qui avait révélé souffrir de cette maladie, dans son album "Ye". Il avait avoué que ces troubles bipolaires provoquaient chez lui des "épisodes paranoïaques".

Ces derniers tweets pourraient en être la manifestation... à moins que ce ne soit qu'un coup de com' visant à faire la promotion de son nouvel album "Donda", l'un des seuls tweets de la volée de messages qui n'a pas été supprimé.

Les troubles bipolaires, une maladie plus fréquente que la schizophrénie

Les récentes apparitions de Kanye West ont en tout cas permis de mettre en lumière cette maladie assez fréquente. Pour rappel, les troubles bipolaires se caractérisent par une alternance de phases maniaques, quand les patients sont dans un état d'excitation psychique élevé et se sentent exaltés, pensent et parlent vite, et de phases dépressives. "Ils peuvent presque oublier toute inhibition, au point de, par exemple, dépenser toutes leurs économies en un jour", dit à l'AFP Andrew Nierenberg, professeur de psychiatrie à Harvard. "Ils peuvent commettre de grandes erreurs de jugement qu'ils ne feraient pas ordinairement, aux niveaux sexuel, relationnel et professionnel". Dans la phase dépressive, à l'inverse, les personnes bipolaires ne trouvent plus de plaisir dans leurs activités habituelles et sont dans un état de souffrance.

Jusqu'à 3% de la population pourrait avoir la maladie, ce qui la rend plus fréquente que la schizophrénie, mais plus rare que la dépression.