La justice condamne le producteur Paul Lederman à verser plusieurs milliers d’euros d’arriérés aux deux fils de l'artiste français.

Plus de trente ans après la mort de Coluche, Romain et Marius Colucci étaient déterminés à récupérer les droits sur 9 sketchs de leur père.

Cette longue querelle judiciaire commence en 1988, deux ans après le décès inopiné de Coluche. Véronique Kantor, l'ex-épouse de l'humoriste, décide de vendre pour environ 230 000 euros une série d'enregistrements reçue lors de son divorce, à Paul Lederman, ex-agent de stars.

Une fois devenus adultes, Romain et Marius Colucci estiment qu'une trentaine d'enregistrements de leur père - réalisés avant et après le mariage de leurs parents - relèvent de la succession Colucci. Ils portent l'affaire devant les tribunaux et réclament près de 2,5 millions d'euros à la société de Lederman.

En 2017, la justice a déjà condamné Lederman à verser plus de 400.000 euros d'arriérés de redevances pour l'utilisation de douze sketchs de Coluche.

D'après nos confrères de Capital, la Cour d’appel de Versailles a considéré le 26 novembre dernier que neuf sketchs enregistrés avant le mariage des parents (1975), devaient rester dans le patrimoine des enfants. Ces enregistrements sortent donc de la transaction financière conclue entre leur maman et Paul Lederman. Le producteur doit maintenant décider s'il souhaite porter l'affaire en cassation ou bien mettre un terme à ce conflit judiciaire qui dure depuis des années.

Toujours selon Capital, le tribunal a estimé que cette décision devrait rapporter près d’un million d’euros aux enfants de l'humoriste. Romain et Marius Colucci peuvent maintenant légitimement réclamer des redevances sur un catalogue de 21 sketchs.