"J'en suis", a affirmé dans un communiqué l'ancien décathlonien sacré à Montréal en 1976, qui lancera officiellement sa campagne "dans les prochaines semaines".

"Je suis une authentique gagnante et la seule 'outsider' qui peut mettre un terme au mandat désastreux" du gouverneur démocrate Gavin Newsom, a ajouté la célébrité transgenre, militante républicaine de longue date.

"J'ai été une agitatrice pleine de compassion tout au long de ma vie, depuis que j'ai représenté les Etats-Unis et gagné une médaille d'or olympique jusqu'à aider à faire avancer le mouvement pour l'égalité", a assuré Caitlyn Jenner, âgée de 71 ans et ex-beau-père de la star de téléréalité Kim Kardashian.

La militante transgenre est installé en Californie "depuis presque 50 ans".

"Je suis venue ici parce que je savais que chacun, peu importe son histoire ou sa situation sociale, pouvait faire de ses rêves une réalité", explique-t-elle.

Elle dénonce "les petits commerces dévastés" par la fermeture de l'économie pour lutter contre le coronavirus, "une génération entière d'enfants" privés d'école pendant un an, et "des impôts trop élevés, qui détruisent les emplois, font souffrir les familles et font peser un fardeau particulièrement lourd sur les plus vulnérables".

L'Etat de l'ouest américain pourrait organiser prochainement un référendum sur la révocation de son gouverneur, jadis très populaire, mais dont l'étoile a pâli avec sa décision d'imposer des restrictions sanitaires strictes pour endiguer la pandémie.

Les autorités doivent confirmer d'ici la fin avril que le nombre de signatures requis (environ 1,5 million) pour organiser ce "scrutin de rappel" a bien été atteint.

Si tel est le cas, un référendum devra être organisé pour demander aux électeurs californiens s'ils veulent remplacer Gavin Newsom, au pouvoir depuis 2019, et si oui, par qui.

L'ancien athlète, né Bruce Jenner, a fait sa transition en 2015 pour devenir une femme et a pris le prénom de Caitlyn.

Elle avait soutenu Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2016 mais avait dit regretter sa décision deux ans plus tard, estimant que la communauté transgenre était "continuellement attaquée" par le président républicain.