Cette remise de béret, par le souverain lui-même à sa fille souriante, a eu lieu dans la grande cour de l'ERM, près du Cinquantenaire, lors d'une cérémonie militaire qui s'est déroulée sous une pluie souvent battante, a constaté l'agence Belga.

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Le Roi a remis le béret bleu foncé, frappé de l'écusson de cette institution quasi aussi ancienne que la Belgique - l'ERM a été créée en février 1834 à l'initiative du roi Léopold 1er - à tous les membres du peloton auquel la princesse était rattachée durant la traditionnelle phase d'initiation militaire (PIM) que suivent tous les élèves-officiers au camp d'Elsenborn (extrême est du pays).

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Cette cérémonie, qui précède la partie académique de la formation, concluait une période de camp de quatre semaines, que la duchesse de Brabant a réussi, tout comme 181 de ses condisciples de première année, dont quelques élèves-officiers luxembourgeois.

Seize autres ont entre-temps abandonné, ce qui est une proportion considérée comme habituelle par les responsables de l'Ecole.

L'objectif de cette immersion est de fournir au candidat les compétences militaires de base professionnelles, physiques et caractérielles nécessaires à la poursuite de sa formation, a-t-on expliqué de source militaire.

Cette initiation à la vie militaire regroupe différents volets, comme le rituel du matin avec le salut au drapeau, le sport en groupe et le teambuilding, la tactique, les leçons théoriques ou encore le drill militaire, au sein d'un peloton - une des plus petites unités militaires, avec une trentaine de soldats.

La fille aînée du couple royal avait été incorporée le 31 août à l'ERM. Elle y suivra la première année de cours, dans le rôle linguistique néerlandophone, au sein de la 160e promotion en Sciences sociales et militaires (SSMW).

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Elle participera le 8 octobre à une autre cérémonie militaire, celle qui se tiendra à l'occasion de l'ouverture de l'année académique de l'ERM et de l'entrée solennelle des nouvelles promotions, avec un défilé sur l'esplanade du Cinquantenaire à Bruxelles.

La princesse Elisabeth est appelée à succéder à son père et à devenir, constitutionnellement, commandant en chef des Forces armées - même si dans les faits c'est le gouvernement qui décide, par exemple, de l'engagement de contingents belges dans des opérations à l'étranger.