Elle a beau être à la une de l’actualité culturelle pour deux raisons – un roman et un album tous deux intitulés L’amour fou – Françoise Hardy n’en est pas moins très discrète. Et si elle accorde ses interviews au compte-gouttes, c’est tout simplement que son état de santé n’est pas bon, ce dont elle fait peu de secret. Au journaliste du JDD qui l'a rencontrée chez elle, elle confie qu’elle n’est plus qu’une “loque humaine” et qu’elle a “failli mourir” au lendemain de son déménagement.

Car, comme elle l’avait annoncé lors de la campagne présidentielle française et si François Hollande était élu, elle serait contrainte de quitter sa maison pour un logement plus modeste, eu égard à l’impôt sur la fortune dont elle ne pouvait s’acquitter.

Elle n’a, toutefois, jamais projeté de quitter Paris pour s’installer à l’étranger, comme elle le précise encore dans le JDD. “Comment pourrais-je lâcher Paris, qui est mon bocal, et les quelques amis qui me restent ? Et mon fils Thomas qui vit là, même s’il est toujours en vadrouille ?” Et d’ajouter : “À près de 70 ans et avec tous mes soucis de santé, même aller en Corse me pose problème. Alors vivre ailleurs ! Il me faudrait être très riche pour emmener mes cliques et mes claques. Or, je ne suis que privilégiée.”

Sur la maladie qui la ronge depuis 2004, Françoise Hardy joue aussi le jeu de la transparence. Allant même jusqu’à donner des détails assez intimes. On apprend ainsi que c’est un ophtalmo qui lui a, le premier, diagnostiqué son lymphome et qu’un dermato l’a examinée “nue comme un ver sous un éclairage de néons et sous toutes les coutures”.

La maman de Thomas Dutronc précise encore qu’il y a différents types de lymphomes et que le sien est moins méchant “malgré ses effets très pénibles sur l’état physique et la vie ” .