La semaine dernière, l’Américaine Chrissy Teigen, mannequin et présentatrice télé, annonçait à ses 13 millions d’abonnés qu’elle quittait le réseau à l’oiseau bleu, invoquant une trop grande "négativité". Elle y avait été critiquée pour un partenariat avec Kris Jenner, la matriarche du clan Kardashian, et pour avoir partagé sur Instagram des photos prises après une fausse-couche, dont l’une avec son bébé mort-né.

Vendredi, l’ancien international français Thierry Henry a annoncé se retirer des réseaux, tant qu’ils n’auront pas pris des mesures efficaces face à un "volume considérable de racisme, d’intimidation et de torture mentale".

D’autres les ont précédés, à l’image de la star de la série Stranger Things, la Britannique Millie Bobby Brown, qui, à 14 ans, a abandonné Twitter pendant un an après une campagne de dénigrement. Ou l’ancienne ministre Cécile Duflot qui s’est retirée temporairement de Twitter fin 2020, parce qu’elle y recevait des menaces répétées d’un homme pourtant condamné pour l’avoir harcelée.

Des démarches qui ne reflèteraient toutefois pas une tendance de fond jusqu’ici, selon des spécialistes des réseaux sociaux. "Ce n’est pas un mouvement général", estime Frédéric Foschiani, fondateur et président de l’agence d’"e-réputation" QSN-DigiTal.

"Il faut apprendre à relativiser, poursuit-il, "les plateformes sont un reflet de la société." "On sait très bien que sur ces outils, il y aura toujours des critiques."

Pour lui, l’impact sur les plateformes est limité, car seules des mégastars peuvent réellement les bousculer, comme Rihanna qui a étrillé publiquement Snapchat et fait chuter son cours.

Certaines stars se passent même depuis toujours des réseaux, comme Mylène Farmer et aussi des marques, comme la marque italienne de luxe Bottega Veneta. Elle a quitté en janvier Instagram, mais des influenceurs et des fans y font désormais sa promotion…