Le roi Edouard avait abdiqué par amour en 1936. Plus récemment, le prince Andrew a été mis à pied suite à un scandale.

Depuis une dizaine de jours, la crise couvait au palais de Buckingham, et la reine a dû prendre une décision importante pour calmer tout le monde. Un geste fort qui n’est pas le premier à défrayer la chronique au sein de la famille royale britannique. En fait, Meghan est la seconde Américaine à provoquer l’abandon par un membre de la famille royale britannique de ses devoirs, après l’abdication d’Edouard VIII pour épouser Wallis Simpson. Première et spectaculaire démission chez les Windsor. L’arrière-arrière-grand-oncle du prince Harry a renoncé au trône en 1936 pour épouser sa dulcinée, une femme divorcée à deux reprises qu’il avait rencontrée alors qu’elle était encore mariée. À l’époque, ni le gouvernement ni l’Église anglicane ne pouvaient accepter une divorcée sur le trône.

Follement romantique, l’affaire avait créé un énorme scandale, mais la famille royale avait rapidement rétabli l’ordre puisque le trône était alors échu à son frère, le duc d’York, devenu George VI, le père de la reine Elizabeth, qui n’était donc pas destinée à régner à sa naissance.

Le prince Andrew, le troisième enfant d’Elizabeth II, lui non plus ne l’était pas et ne deviendra pas roi. Son retrait n’a pas été volontaire, mais ses liens avec le financier américain et délinquant sexuel Jeffrey Epstein ont entraîné sa chute. Il a annoncé l’an dernier son retrait de toute activité publique "dans un avenir prévisible", après avoir donné une interview catastrophique pour son image à la BBC, dans laquelle il n’exprimait aucun regret, ni pour ses liens avec Epstein ni pour ses victimes. Depuis, il n’a quasiment plus été vu en public et a dû démissionner de bon nombre associations qu’il parrainait.

Toujours aussi présente dans le cœur des Anglais, Lady Di avait elle aussi dû s’effacer de la famille royale. En 1993, elle avait annoncé qu’elle réduisait ses engagements pour mener une vie privée, suite à sa séparation à l’amiable d’avec le prince Charles. Après leur divorce en août 1996, elle avait démissionné de dizaines d’associations caritatives et avait été déchue de son titre d’altesse royale, sortant ainsi de la "firme".

Sarah (Fergie de son surnom), duchesse d’York et ex-femme du prince Andrew, a elle aussi été mise à l’écart de la famille après leur divorce en 1996. Elle apparaît toutefois dans certaines réunions de famille avec ses deux filles, Beatrice et Eugenie, comme au mariage de Harry et Meghan en 2018.