Le quotidien suisse cite des comportements de plusieurs collaborateurs de la Radio télévision suisse (RTS), où règne, selon le journal, "la loi du silence", ce que la chaîne a contesté dans un communiqué.

Une employée citée par Le Temps, "Aurore" (au prénom changé) affirme notamment que Darius Rochebin a tenté de l'embrasser de force en 2014. Repoussé, il serait parti sans s'excuser. Aurore n'en avait jamais parlé jusque-là.

Une autre, "Clémence", relate un épisode remontant à 2006: dans la salle de maquillage, "il s'est approché de moi, je l'ai pris par l'épaule pour lui faire la bise, il a saisi ma main libre et l'a fermement posée sur ses parties génitales". Onze ans plus tard, en pleine vague #MeToo, en 2017, elle en avait parlé à un supérieur hiérarchique, mais n'a pas été au-delà.

Contacté par le quotidien, Darius Rochebin, par le biais d'un avocat, "conteste fermement s'être livré à des actes pénalement répréhensibles" et précise n'avoir "jamais fait l'objet d'une plainte pénale, ni a fortiori d'une quelconque condamnation pénale".

La RTS pour sa part a indiqué avoir "pris connaissance" de l'article. "Si les témoignages concernant les comportements de Darius Rochebin sont confirmés, la RTS fait part de sa consternation et condamne avec force tout manquement ou écart de conduite", affirme la chaîne, avant d'assurer que les cas portés à la connaissance de sa direction sont "traités avec diligence".

"La RTS va ainsi vérifier toutes les informations figurant dans cet article", ajoute la chaîne, qui va également "réexaminer ses processus internes" sur ce type de situation.

L'article du Temps affirme aussi que Darius Rochebin s'était montré ambigu ou pressant avec de jeunes hommes ayant travaillé avec lui. Il aurait aussi "usé de fausses identités créées de toutes pièces pour entrer en contact tant avec des collègues qu'avec des inconnus" sur les réseaux sociaux.

Le Temps cite toutefois un juriste qui précise que pour l'heure l'usurpation d'identité ne figure pas dans le code pénal suisse.