Après un mois d’instruction à Elsenborn, la princesse héritière Elisabeth de Belgique avait reçu son béret bleu des mains de son père le roi Philippe et cela avant de défiler avec ses compagnons sur l’Esplanade du Cinquantenaire la semaine dernière sous une pluie battante pour la cérémonie d’ouverture de l’année académique 2020-2021 de l’Ecole royale militaire.

On peut imaginer que même si la princesse est sportive de nature, cette formation en partie militaire avec maniement des armes, et autres joies de ramper dans la boue avec un paquetage sur le dos, ne soit de prime abord pas forcément un choix du cœur.

Aînée de sa génération d’héritiers au sein des Cours royales européennes, Elisabeth suit en fait les pas d’Elizabeth II d’Angleterre, Margrethe de Danemark, Victoria de Suède et Mary de Danemark dans le cadre de sa formation future à un destin royal.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la future Elizabeth II a ainsi servi comme sous-lieutenant au sein de l’Auxilary Territorial Service, conduisant des ambulances et réparant dans la mesure de ses possibilités la mécanique défaillante.

En 1958 et jusqu’à son accession au trône en 1972, Margrethe de Danemark avait rejoint les forces armées de l’air (féminines), étant réserviste.

En 2008, sa belle-fille la princesse héritière Mary de Danemark a suivi la formation de la Garde nationale, tenue de camouflage et arme au poing, effectuant depuis des stages de rappel.

La princesse héritière Victoria de Suède a quant à elle suivi une formation de trois semaines auprès du centre international des forces armées.

En Jordanie, si l’armée est une tradition pour les membres masculins de la famille royale, elle l’est aussi devenue pour certaines princesses : Aisha, fille du roi Hussein et de la princesse Muna, est la première femme du Moyen-Orient à avoir été diplôme de la prestigieuse académie militaire de Sandhurst en Angleterre, sa demi-sœur Iman, fille du roi Hussein et de la reine Noor, a suivi le même parcours et enfin la princesse Salma, fille cadette du roi Abdallah et de la reine Rania, qui après un passage à Sandhurst, est devenue pilote dans l’armée jordanienne.

© Bureaux régionaux

Avant d’être promue colonel en chef du service médical de l’armée, la princesse Astrid de Belgique avait suivi une formation en secourisme.

En Angleterre, la princesse Anne, la princesse Diana et la comtesse Sophie de Wessex, marraines de régiments militaires, ont porté tenues de camouflage et du régiment, conduisant des tanks lors de visites des bases militaires mais n’ayant pas suivi de réelle formation militaire.