Psycho et bien-être

C'est le nom d'une étude publiée récemment dans la revue Personality and Individual Differences.

Toujours posséder plus. C'est en quelque sorte l'objectif vital du matérialiste. Mais lorsqu'il satisfait un désir d'acquisition, est-il plus heureux? On dit souvent: les personnes qui prônent « l'être » plutôt que « l'avoir » atteignent plus facilement le bonheur. Des scientifiques de l'université de Baylor, au Texas, sont donc partis de cette question « Why are materialists less happy? » (pourquoi les matérialistes sont-ils moins heureux?) pour orienter leurs recherches.

Dans un sondage réalisé sur 246 membres du département marketing d'une université, les participants devaient affirmer à quel point ils étaient d'accord ou non avec des affirmations telles que: "ma vie serait meilleure si je possédais certaines choses que je n'ai pas". Ensuite, les chercheurs ont voulu connaître les besoins psychologiques basiques de ces personnes avec des phrases comme "J'ai vécu de bons contacts avec des gens qui tiennent à moi, et auxquels je tiens".

Résultat: les matérialistes éprouvent plus de difficultés à être reconnaissants. Ils sont plus déprimés et insatisfaits.

"La gratitude est un état d'esprit positif. Elle fait référence aux autres ", explique Jo-Ann Tsang, co-auteur de l'étude. "Des recherches antérieures indiquent que les personnes apprécient donner de l'aide. Nous sommes des êtres sociaux. Et donc, se concentrer sur les autres est bénéfique pour notre santé", ajoute-t-elle.

Un bonheur difficile à atteindre

Pour les matérialistes, c'est tout le contraire. "Notre capacité à s'adapter à de nouvelles situations peut expliquer pourquoi posséder toujours plus ne rend pas heureux", déclare James Roberts, l'autre auteur de ce travail. "En amassant davantage d'objets, nous élevons notre point de référence du bonheur, nous ne l'atteignons pas. Après l'achat d'une grande maison, nous cherchons à obtenir une maison encore plus énorme, c'est le cercle vicieux de la consommation" , ajoute-t-il. Souvent, les moments qui ne s'achètent pas dans la vie valent bien plus la peine d'être vécus.