La Catalogne autrement

Environ 50 000 Belges prennent la route des vacances vers le nord de l’Espagne. Direction Salou et plus au nord pour 80 % d’entre eux. Mais saviez-vous que le sud de la Catalogne propose une alternative plus authentique, familiale et tranquille ?

La Catalogne autrement
©Flick CC
Nathalie Dumont

Environ 50 000 Belges prennent la route des vacances vers le nord de l’Espagne. Direction Salou et plus au nord pour 80 % d’entre eux. Mais saviez-vous que le sud de la Catalogne propose une alternative plus authentique, familiale et tranquille ?

Cambrils, la tranquillité à la Costa Dorada

A quelques dizaines de kilomètres de Salou ou de Barcelone, les petits villages comme Cambrils plus au sud séduisent un public différent. Les touristes ne viennent pas dans ce coin pour danser toute la nuit ou pour visiter la Maison de Gaudi ou encore la Sagrada Familia, mais pour y trouver de la tranquillité sur une petite plage de sable blanc dans le prolongement du port de pêcheurs. Si les hôtels imposants très bien côtés sont évidemment bien installés, ce n’est pas pour cela que les rues grouillent de monde toute l’année. Les sportifs et surtout les amoureux des deux roues version grimpeurs vont se régaler. Cambrils a une géographie plutôt “plate”, mais la ville catalane est entourée de montagnes de la Llaberia, d’Argentera et de la Mussara qui offrent des paysages de carte postale à qui prendra le temps de contempler la Méditerranée de ces points de vue. Evidemment, ce coin est à déconseiller si l’envie de dépenser votre argent en shopping vous prend ou si vous désirez vous déhancher toute la nuit tant l’offre touristique se limite à la plage, les restaurants le long de la côte et aussi à son port de pêche.

Celui-ci ouvre généralement ses portes au public et il est d’ailleurs conseillé d’attendre la fin de l’après-midi pour apercevoir les bateaux rentrer de leur journée en mer, accompagnés d’oiseaux en attente des restes.

Tarragona, pour les fans de Ferrari

A Barcelone, il y a le Barça. A Tarragona, entre Barcelone et Salou, il y a Ferrari. La marque au cheval cabré a en effet décidé de s’associer à PortAventura World Parks&Resorts pour ouvrir en avril le premier “Ferrari Land” d’Europe, le deuxième dans le monde après Abou Dhabi. Cette “petite” dépendance fait tout de même 70 000 m² et a coûté la bagatelle de 100 millions d’euros pour un an de travaux. Dès les portes franchies, c’est l’univers du génie italien Enzo Ferrari qui sautera aux yeux au travers des onze attractions : le rouge est omniprésent tout comme le célèbre logo de la marque. Visible depuis l’horizon, “l’accélérateur vertical le plus haut et le plus rapide d’Europe, de 112 m de haut vous permettra de passer de 0 à 180 km/h en 5 secondes” , détaille Tui, l’opérateur de voyages qui offre l’opportunité de combiner entrées dans le parc et voyages dans la région. “Deux tours de rebond de plus de 55 m de haut et un catapultage dans 2 directions pour une bonne dose d’adrénaline à l’état pur.” Il faudra quand même avoir l’estomac solide avant de s’y installer confortablement.

Dans cet univers, tout le monde trouvera facilement ses repères. Parce que si les pilotes d’un jour vont se régaler avec les six simulateurs pour se la jouer pilote professionnel à la Raikkonen, avec une version pour les enfants, ou encore avec un circuit de 570 m pour tester leur vitesse et leur adresse au volant, PortAventura a peaufiné les détails en incluant dans le décor des reproductions de sites italiens mythiques de villes comme Rome, Milan et Venise et surtout en proposant une palette de restauration directement inspirée de la cuisine italienne. Bref, une visite express de l’Italie.

Sant Carles de la Rapita et le Delta de l’Ebre

Plus au sud de Cambrils, Sant Carles de la Rapita se situe dans le Delta de l’Ebre. L’endroit est idéal pour la culture de moules et d’huîtres. Le musclarium a été repris il y a quelques années par Albert Gras et son équipe et il est déjà sur le podium des productions de mollusques en région catalane avec cinq millions d’unités sorties de mer chaque année pour les 35 producteurs (espagnols ou français) que fournit l’équipe catalane.

Un petit tour en bateau de quelques minutes vous invitera d’ailleurs à admirer le parc à moules et pourquoi pas le ramassage en juin de ces mets qu’il vous sera possible de déguster sur la plateforme dans le Delta. Comptez neuf mois pour sortir les moules de l’eau alors qu’il faudra attendre deux ans pour avoir des huîtres dignes de la réputation que le parc local tente de conserver.

De plus, le Delta de l’Ebre est la zone la plus humide de la Catalogne. Ce qui donne d’autres perspectives touristiques. L’endroit longe la route de migration de certains oiseaux, il vous sera peut-être possible également d’apercevoir les flamants roses notamment, une grosse colonie ayant élu domicile dans la réserve ornithologique.

Ferrari Land par 3

Y loger. Il est conseillé d’acheter les billets et de réserver à l’avance. L’offre hôtelière, combinée aux pass, va de quatre à cinq étoiles et est évidemment thématique.

Y entrer. Les tickets seuls pour Ferrari Land vont de 25 € à 35 € mais il existe des offres combinées avec Port Aventura, juste à côté : un jour deux parcs (60 € par adulte) ou deux jours deux parcs (70 €) ou trois jours trois parcs en y incluant le parc aquatique (90 €). (www.portaventuraworld.com)

S’y rendre. Le parc est à une heure en voiture de l’aéroport de Barcelone, à quinze minutes de celui de Reus ou encore à deux heures de Gérone. (www.tui.be)