Notre journaliste Geneviève Simon, qui accompagne le Beau Vélo de Ravel au Cameroun, nous livre chaque jour une "carte postale".

10h15

Arrivée à Ngaoundéré (qui signifie "la montagne au nombril"), après 14 heures de train. La végétation est très différente, plus feuillue. Une cinquantaine de personnes nous attendent, alignées sur le quai: à chacun, nous serrons la main. Le départ à vélo se fera hors de la ville, aux chutes de la Vina. Le ciel est menaçant. L'orage ne tardera pas à rendre les conditions de roulage dantesques. Une bonne partie de l'équipe abandonnera, détrempée, mais les plus téméraires parviendront à destination en "beaux héros de Ravel".

14h

Le Lamido, département administratif traditionnel typique du Nord, nous ouvre ses portes. L'accueil est généreux, un brin solennel. Le moment fort sera la Fantasia, représentation avec des chevaux qui rend hommage au maître des lieux. Une cérémonie spectaculaire, colorée, qui a été classée au patrimoine mondial par l'Unesco. Des groupes musicaux se succèdent ensuite. De quoi toucher la culture locale au plus près.

18h15 

Retour à la gare. On embarque vélos, valises et passagers. Cette fois, le trajet sera un peu plus court car il y a moins d'escales. Aux arrêts, une foule d'enfants sortis de nulle part accourent, des plateaux sur leur tête, vendant du manioc, des fruits, des arachides, notamment. Nous leur donnons nos bouteilles vides, qu'ils nous demandent. Cette fois, la lune accompagne notre nuit.