Voyages

Après le Québec, le Sénégal, la Turquie, la Californie, la Réunion, le Canada ou le Burundi notamment, la joyeuse équipe d’Adrien Joveneau met cette année le cap sur le Cameroun. Notre journaliste qui accompagne le Beau Vélo de Ravel évoque la première journée, celle du départ (et de l'arrivée) au Cameroun.

> 10h30 (heure locale)

Des bagages et bien sûr des cartons, de grands cartons dans lesquels ont été soigneusement emballés les vélos... Plus de quatre heures avant l'embarquement, les participants au Ravel du bout du monde avaient rendez-vous pour l'enregistrement de tous leurs sacs et matériel. Photos, derniers changements, conseils: une joyeuse excitation règnait. Dimanche encore, deux candidates apprenaient qu'elles feraient le voyage, suite à de tardifs désistements. Décroché in extremis, ce sésame inattendu a un goût très particulier.

> 14h55

C'est l'heure, c'est l'instant. Il faut embarquer... L'avion à destination de Douala est quasi complet. C'est parti pour sept heures d'un vol sans encombre.

> 21h05

5220 kilomètres plus loin, la chaleur, bien qu'attendue, surprend. L'accueil est digne d'un chef d'Etat: salon VIP de l'aéroport, escorte jusqu'à l'hôtel, avec circulation arrêtée à chaque croisement – ce qui est presque gênant. La nuit est frustrante: nos yeux avides peinent à discerner les contours de la ville. Seules les odeurs racontent cet ailleurs. Arrivés à destination, les premières saveurs camerounaises nous attendent. De quoi reprendre quelques forces. Certains relisent le programme, impatients du parcours du lendemain. La nuit sera courte.